La librairie Ombres Blanches - Accéder à la vente en ligne des livres numériques

Recherche avancée

Recherche par mots clés










Tous les livres
indisponibles ou épuisés
disponibles
à paraître


Recherche par EAN


Les chapitres de ce dossier :

Guerre aux chômeurs ou guerre au chômage
Emmanuel Pierru, éd. du Croquant, 2005

12.00

Aujourd'hui la guerre soi-disant menée contre le chômage se transforme en une guerre contre le chômeur. Ce dernier condense, en effet, tout un ensemble d'indignités sociales et politiques qui en font une figure peu fréquentable et peu respectable. Le chômage " volontaire ", les " trappes à chômage ", la " violence " des chômeurs, leur tentation électorale vers le FN sont quelques-uns de ces stigmates sociaux et politiques qu'entretient, à son plus grand profit, le néolibéralisme. Pourtant tous ces lieux communs sont empiriquement réfutables à la seule lumière des travaux menés en sciences sociales. Par ailleurs, si chômage et démocratie sont deux termes très souvent mis en relation, c'est pour poser la question sous l'angle unique des effets quels effets sociaux et politiques, le chômage exerce sur la démocratie ? Or, si on renverse les termes de la question initiale, " qu'est-ce que la démocratie fait, ou doit faire, des chômeurs ? ", on retrouve l'origine du chômage en tant que réforme sociale visant, dans la toute fin du XIXe siècle, à arracher les chômeurs à une " dangereuse " pauvreté. Cette réforme, parce qu'elle concevait à l'origine le chômage comme un risque d'existence (au même titre que la vieillesse ou la maladie), appelait des réponses autant collectives que politiques. Elle visait à accorder une véritable protection aux chômeurs et cherchait autant à les prémunir contre la précarité matérielle qu'à leur assurer une dignité sociale : le chômeur était alors considéré comme la victime, nécessairement involontaire, d'un aléa économique et non plus désigné comme le seul responsable d'une situation coupable.

Emmanuel Pierru est sociologue, chargé de recherche au CNRS (CERAPS à Lille), membre de l'association Raisons d'Agir.

9782914968096

^

Peut-on vaincre l'insécurité sociale ?
Robert Castel et Association Emmaüs, Temps des cerises, 2005

5.00
Indisponible

L'insécurité sociale peut conduire à des situations dramatiques, qui laissent les individus dans une situation de vulnérabilité puis, souvent, de dénuement. Le rôle du sociologue est de porter un diagnostic sur ce qui ne fonctionne pas dans la société et de comprendre les raisons pour lesquelles certains individus se trouvent aujourd'hui invalidés. Cependant, même un bon diagnostic n'a jamais suffi pour guérir un malade. En revanche, un mauvais diagnostic risque d'aggraver son état et même de le faire mourir.

9782841096053

^

La chaîne invisible. Travailler aujourd'hui : flux tendu et servitude volontaire
Jean-Pierre Durand, Seuil, 2004

24.00
Indisponible

L'auteur examine l'évolution du monde du travail depuis les années 1980, évolution qu'il voit marquée par une exploitation à l'extrême du temps de travail pour l'obtention de rendements toujours accrus. Les notions de flux tendu et de qualité totale, la précarité des postes, le déclin de la notion de qualification au profit de celle de compétence marquent une évolution placée sous le signe de la mondialisation de l'économie et dont la logique semble intériorisée aussi bien par les travailleurs que par leurs syndicats.

9782020628815

^

Souffrance en France
Christophe Dejours, Points Seuil n° 715, 2000

6.95
Indisponible

Les Français souffrent et ne le disent pas. Comment faisons-nous pour tolérer le sort des chômeurs et des " nouveaux pauvres " ? Et comment parvenons-nous à accepter sans protester des contraintes de travail toujours plus dures, dont nous savons pourtant qu'elles mettent en danger notre intégrité mentale et psychique ? Christophe Dejours, spécialiste du travail, découvre à l'origine de ce consentement silencieux la peur et la honte. Il révèle comment, pour pouvoir endurer la souffrance sans perdre la raison, on se protège. A la lumière du concept de distorsion communicationnelle de Jürgen Habermas et de celui de banalité du mal de Hannah Arendt, il met au jour le processus qui fonctionne comme un piège. Alors la souffrance devient pensable. Et l'injustice sociale banalisée...

 

 

9782020399159

^

Du bon usage de la guerre civile en France
Jacques Marseille, Perrin, 2006

14.00
Indisponible

« Ça va péter ! » Ce pressentiment qu'expriment à longueur de conversations les Français démontre qu'ils connaissent leur histoire de France. Des jacqueries médiévales aux guerres de Religion, de la Fronde aux guerres de la Révolution, des journées de juin 1848 aux massacres de la Commune, du désastre de 1940 au « suicide » de la IVe République en 1958, la guerre civile a bien été le moteur de notre histoire et notre façon d'accomplir les « ruptures ». De Charles V à Henri IV, de Louis XIV à Bonaparte, de Napoléon III à Charles de Gaulle, elles ont accouché de ces hommes charismatiques. En historien, Jacques Marseille nous permet de comprendre les enjeux de ces guerres civiles, d'éclairer celle qui, larvée, se déroule sous nos yeux (des manifestations des marins de la SNCM aux violences des banlieues) et d'en comprendre les probables issues. Entre compromis mous, nouvelles désillusions et « rupture » franche avec un modèle qui appartient au passé, les Français devront-ils rapidement choisir ?

9782262024468

^