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Les chapitres de ce dossier :

  • Les pirates, quelle histoire !
  • Des pirates si "romanesques"...

    Depuis Homère au moins (et son personnage de Ménélas), le pirate a un casier littéraire. Mais c’est au 18° siècle, âge où la flibuste d’abord triomphale va déclinant, que les écrivains s’emparent vraiment de ce personnage fétiche. Comme si la fiction prenait le relais du réel : plus le pirate s’essouffle sur les eaux, plus sa légende grandit sur le papier. Et certains romanciers du 20° siècle de se jouer alors des stéréotypes pirates, pour les désenchanter ou les déconstruire … Survol de 3 siècles de littérature pirate.

  • Pirates en vue !
  • Fin de partie ?

XVIII° siècle

^

Le Roi des pirates
Daniel Defoe, José Corti, 1993

13.72

1719.

 

9 mois après son Robinson, le facétieux Defoe publie un recueil de lettres « authentiques » (mais bien sûr totalement apocryphes) du Capitaine Avery, le redoutable pirate malgache.

9782714304742

^

La Vie, les Aventures et les Pirateries du Capitaine Singleton
Daniel Defoe, Ouest France, 1991

18.29
Indisponible

1720.

 

Du même auteur.

Où le personnage du puritain Williams joue un drôle de double jeu : il insiste pour accompagner les pirates dans leur voyage, mais proteste ensuite qu'il a été enrôlé de force ; se prétend abolitionniste mais aide les forbans à vendre leurs esclaves ; et finit parfois par prendre carrément la direction des opérations ! A l'image de l'équivoque Defoe lui-même, qui entretenait un rapport mi-horrifié mi-fasciné à l'égard des pirates ?

9782737309106

^

Les aventures de « Beauchesne », capitaine de flibustiers
Alain René Lesage, Phébus, 1991

22.11
Indisponible

1732.

 

A partir des papiers d'un authentique flibustier canadien, le dramaturge de Gil Blas narre les aventures « picaresques » du chevalier de Beauchesne : enlevé puis adopté par un Iroquois, il refuse de revenir à la civilisation et se fait pirate, le long des côtes de la Jamaïque.

 

9782859401672

^

XIX° siècle

^

Le Corsaire
Lord Georg Gordon Byron, Ressouvenances, 1997

14.48
Indisponible

1814.

 

Ce grand poème en trois chants inaugure le mythe « byronien » du marin tourmenté et de l'individualisme révolté. Conrad, chef d'une bande de pirates de l'archipel grec, pour déjouer l'expédition imminente du pacha turc Seyd, se fait passer pour un derviche qui aurait été fait prisonnier par...les pirates. Un pirate faussement piraté, en somme ! A aussi inspiré un opéra homonyme à Verdi.

 

Dans son bel essai La chair, la mort et le diable dans la littérature du XIX° siècle (Gallimard, coll. Tel, n° 300, 1999, 10,40 €), Mario Praz voit dans ce Corsaire de Byron (cousin du Satan de Milton ou du Brigand de Schiller) le type même de « l'Homme Fatal » propre au « romantisme noir » : figure hantée du hors-la-loi à la fois cruel et élégant.

9782904429323

^

Le Négrier
Edouard Corbière, L'Ancre de Marine, 2002

23.00

1832.

 

Le père de Tristan Corbière conte ici les aventures du mousse Léonard, embarqué sur un brick corsaire pour le compte de Napoléon, et qui, la paix revenue, devient négrier... Cet « Hernani de l'océan », en partie autobiographique, s'impose d'emblée comme modèle tutélaire du roman maritime - dont la fortune littéraire va durer plus d'un siècle.

 

 

9782841411740

^

Le Vaisseau fantôme
Frederick Marryat, Corti, 1998

20.58

1839.

 

Marin anglais, auteur de hauts faits contre la flotte napoléonienne, le Capitaine Marryat bifurque ensuite vers la littérature flibustière (dont il reste le grand maître jusqu'à Stevenson, qui l'éclipsa). De la mer aux mots : tous les chemins mènent au Rhum ?

9782714306555

^

The Encantadas in Bartleby, Les Îles Enchantées
Hermann Melville, GF-Flammarion n° 502, 1989

5.60

1856.

 

 

L'auteur de Moby Dick rapporte que, sur une de ces Iles Enchantées qu'il visita en 1841, on trouva des canapés de pierre et de gazon, sorte de sofas naturels aménagés par les pirates-poètes, et où « ils eussent aimé à s'allonger, un bon Crébillon à la main ».Tueurs et bambocheurs un jour, lecteurs méditatifs et bucoliques le lendemain ? « C'est vraisemblable, vu les vacillations de l'âme humaine ». Pirate, ou les ambiguités...

 

9782080705020

^

Les trappeurs de l'Arkansas, et autres romans de l'Ouest
Gustave Aimard, Robert Laffont-Bouquins, 2001

27.30

1856.

 

Brillante préface de Matthieu Letourneur.

 

Tout Aimard était indisponible : cette édition a le mérite de ressusciter un pan entier de cette œuvre prolifique (90 titres en 30 ans de carrière !), celle des aventures de Cœur-Loyal dans le Grand Ouest américain. Mais, embarqué dès l'âge de 9 ans sur un chasse-marée, puis engagé dans la Marine Royale et pêcheur de perles dans le Pacifique, Aimard écrivit aussi tout un cycle de romans de piraterie situés au 17°siècle, Les Rois de l'Océan - parmi lesquel, en 1860, La Grande Flibuste. Du reste, on peut jeter un pont entre ces deux massifs romanesques, puisqu'il a également signé un roman-feuilleton qui a pour titre paradoxal : Les Pirates des prairies (1858). Vraiment, des pirates sur la «terre ferme» ?

9782221095768

^

L'Ile au Trésor
Robert Louis Stevenson, Flammarion, 2004

22.00

1882.

 

Sans conteste le classique des classiques des romans de piraterie, celui qui récapitule et immortalise tous les attributs de la « geste » pirate : bandeau sur l'œil, jambe de bois et crochets, balafres, sabre d'abordage, perroquets tropicaux, etc. La lutte titanesque entre ces doubles que sont le Pirate et l'Enfant. Il existait, publiée en 1990 chez Duculot, une édition de l'Île au Trésor illustrée par Newell Convers Wyeth (1882-1945) : occasion de saluer ici les grands « illustrateurs de la flibuste », parmi lesquels également William Hogarth (au 18°siècle) ou Howard Pyle (1853-1911).

9782081625549

^

Le Phare du bout du Monde
Jules Verne, Gallimard, 2004

6.00

1905(posthume).

 

C'est la pointe de la Terre de Feu qui est ici le « théâtre des pirateries ». Une bande de pirates-pilleurs d'épaves veulent, tels Prométhée, ravir le feu - en l'occurrence empêcher le Phare de briller, dans l'espoir criminel de « rendre la mer aveugle », et d'obliger ainsi les goélettes chargées d'or à se naufrager sur la grève... « Le diable a fini par l'allumer, ce phare : que le diable l'éteigne ! », blasphèment-ils. Mais, réchappé d'une mort pourtant assurée, Vasquez, le gardien du fanal, veille : que la lumière soit ! Et finalement, grâce à ses efforts héroïques et à sa ruse, la lumière sera ! Le trésor disputé, ici, c'est rien moins que la Lumière elle même ! Un beau roman méconnu, qui s'achève en quelque sorte sur une Mer de Feu...

 

De Jules Verne encore:

 

- 1869-70 : Vingt mille lieues sous les mers, in Les romans de l'eau, Omnibus, 2001, 1344 p., 22,20 € ;

 

-et la « suite » en 1874-75 : L'Île Mystérieuse, Le livre de poche n° 16086, 2002, 9,15 €

 

Le Capitaine Némo est le premier flibustier sous-marin de l'histoire : pour se venger de l'Angleterre qui avait décimé toute sa famille, il sème en effet la terreur sur les mers à bord de son submersible Le Nautilus, et, à la faveur de son tour du monde sous-marin, plante même au pôle Sud « un pavillon noir, portant un N d'or écartelé sur son étamine » : quand les vieux symboles de la légende pirate se conjuguent avec la modernité technicienne.

 

9782070304134

^

La Folie-Almayer
Joseph Conrad, Autrement, 2000

13.95

1894.

 

Le premier roman de l'auteur de Lord Jim (encore ici sous l'influence de Flaubert) : une évocation des pirates de Bornéo, que Conrad avait connus dans sa jeunesse, comme capitaine de la Merchant Navy.

 

Du même, en 1923:

 

- Le frère de la Côte, Folio n° 3147, 384 p., 5,80 €

 

La figure inattendue d'un flibustier fatigué, vieillissant. Mais l'Aventure, elle, ne fait jamais relâche : il n'y a pas de retraite sur la Côte d'Azur pour les écumeurs de mers ; la piraterie est un Destin pour le pirate.

9782862609904

^

Vies imaginaires
Marcel Schwob, Flammarion, 2004

7.10

1896.

 

Schwob, ce fin lettré à la santé fragile, était pourtant prédisposé aux pirates : son père avait collaboré au périodique Corsaire-Satan (qui publia Baudelaire) et cosigné une pièce avec Jules Verne ; lui même, traducteur de Defoe, échangea une brillante correspondance avec Stevenson, qu'il fit connaître auprès des milieux littéraires parisiens. Dans ce texte célèbre, pré-borgésien, et dont saura se souvenir Pierre Michon pour ses Vies minuscules, il veut rendre toute son autonomie à l'art de la biographie : là où l'historien produit une science des généralités, le biographe, lui, ne doit viser que le particulier, ces traits microscopiques qui rendent chaque homme unique - qu'il soit divin, médiocre, voire... pirate ! Et quelle importance alors, si les vies de « William Phips, pêcheur de trésors », de « Walter Kennedy, pirate illettré », ou du « Major Stede Bonnet, pirate par humeur », ici ressuscités jusque dans leur argot flibustier, sont en grande partie imaginaires !

9782080711434

^

Le Corsaire Noir, et autres romans exotiques
Emilio Salgari, Robert Laffont, 2002

26.20

1898.

 

Le fameux Sandokan (qui fait son apparition dans Le Tigre de Mompracem, 1883) introduit dans les Lettres transalpines la figure du pirate indo-malais, véritable mythe littéraire populaire de la stature des Trois Mousquetaires en France, de Tarzan aux USA ou de Winnetou en Allemagne. Auteur le plus lu en Italie (avant Dante !), et également prisé par des millions de lecteurs en Amérique du Sud (il était la lecture favorite de Che Guevara), Salgari a aussi donné lieu, avec son héros du Corsaire Noir, à toute une vogue de récits de pirates multicolores : Corsaires Rouge, Vert, Jaune, Azur, etc ! Le stéréotype du roman pirate populaire porté à une forme de perfection...

9782221096369

^

XX° siècle

^

Captain Blood
Rafael Sabatini, Phébus-Libretto, 2002

8.90

1922.

 

Ce roman-culte de la Flibuste, qui inaugura une nouvelle façon de conter, toute en vitesse et en accelerando, fut à l'origine d'un film non moins mythique, avec Errol Flynn.

 

Du même auteur, aux mêmes éditions,

 

-Pavillon noir (1932), 1994, 224 p., 19,51 € et

 

- Le Faucon des mers (1915), 1997, 336 p., 20,58 €

 

9782859408077

^

Patrouille de pêche
Jack London, Phébus-Libretto, 2000

8.38

1926.

 

Roman éclaté, tiré d'un épisode autobiographique peu connu : London fut enrôlé à 16 ans, à bord d'un patrouilleur chargé de donner la chasse aux nombreux pirates qui écumaient la baie de San Francisco.

9782859404628

^

La Coupe d'or
John Steinbeck, Folio n° 3073, 1998

4.50

1929.

 

Sur l'épopée du Capitaine Henry Morgan, le plus terrible boucanier qu'on vît jamais à la Tortuga et à la Gonave...

9782070384570

^

Histoire universelle de l'infamie
Jorge Luis Borges, Langues pour tous, 2003

6.50

1933-34.

 

Le chapitre 3 évoque la figure historique de la Veuve Ching, femme pirate du début du 19° siècle, cheftaine d'une armée de jonques carnassières sur les mers de Chine. Bien sûr, éternel joueur littéraire, Borges commence son portrait de piratesse en lui retirant d'emblée toute crédibilité : « l'appellation de femme corsaire fait allusion à des revues passées de mode, où des théories d'évidentes femmes de chambre jouaient les pirates chorégraphiques sur des mers de visible carton. »

9782266137058

^

L'Île au rhum
Simon Vestdjik, 10-18, 1994

7.80
Indisponible

1940.

 

Début du 18° siècle, Richard Beckford, fils d'un riche planteur de la Jamaïque, revient en Angleterre, mais son bateau est arraisonné par des pirates. L'un d'entre eux s'empare du jeune homme et...le complimente sur son courage ! Relâché et devenu étudiant en droit, Richard ne peut oublier la douceur de cette main pirate sur sa nuque : il se persuade bientôt que son beau flibustier blond n'était autre que la célèbre piratesse Anne Bonney travestie...

9782264018304

^

L'ancre de la miséricorde
dit Mac Orlan Pierre Dumarchey, Phébus-Libretto, 2000

8.99

1941.

 

Pour Mac Orlan, l'Aventure majuscule n'habite plus à l'adresse indiquée : l'Océan, dont Maldoror excitait encore la colère, est ici désenchanté ; l'or du trésor ne vaut pas tripette ; Petit Morgat, le jeune héros de ce roman situé à Brest au mitan du 18°siècle, ne veut pas vraiment devenir pirate, seulement jouir des privilèges de cette existence marginale, sans en payer le prix. Sous la plume de Mac Orlan, on ne peut plus être pirate qu'en songe, et on est ivre du seul vin des livres. Dans ce roman d'aventures sans aventures, la Piraterie, c'est l'Arlésienne...

 

On lira, du même :

-Les Pirates de l'avenue du Rhum (1925) ;

-A bord de l'Etoile Matutine, (1926), Folio n° 1483, 1983, 224 p., 4,50 € ;

-ou encore Le Chant de l'équipage, Folio n° 1083, 1979, 252 p., 4,50 €

9782859406158

^

L'île des Perroquets
Robert Margerit, Phébus-Libretto, 1999

9.90

1942.

 

Redonne, en plein 20° siècle, ses lettres de noblesse à cette catégorie « roturière » de la littérature française qu'est le roman d'évasion. Salué en son temps comme « le seul roman qui tienne vraiment la mer depuis Stevenson et Conrad ».

9782859406370

^

Mémoires d'une liseuse de draps
Nelly Kaplan, Jean-Jacques Pauvert, 2000

15.00
Indisponible

1974.

 

Rééd. sous le titre Un manteau de fou rire, La Différence,1998

 

Un roman porno-pirate (Eros aux Galapagos !), d'une belle cocasserie, narrant une expédition à bord du navire Sperma, dont les voiles sont gonflées par un vent libertaire. Fut interdit, à l'époque, par la censure et privé de diffusion. Par la cinéaste du fameux film de 69, La fiancée du pirate.

9782729112332

^

Ecrits corsaires
Pier Paolo Pasolini, Champs-Flammarion, 1987

9.20
Indisponible

1975.

 

Recueil d'articles-bombes parus en 73-74 dans les journaux Il Corriere della Sera et Il Mondo. Est-ce en raison de leur forte charge polémique (il y dénonce pêle-mêle le « cataclysme anthropologique » que sont la société de masse et l'idéologie du bien-être, le « fascisme des antifascistes », « l'ignorance vaticane », milite contre la légalisation de l'avortement mais pour la fraternité de l'amour homosexuel) que Pasolini les a intitulés « corsaires » ? Ou tout simplement parce qu'il se savait « enfant terrible » de l'intelligentsia italienne, définitivement irrécupérable - comme les pirates de jadis ? Troublant de constater, en tout cas, qu'un an plus tard, l'auteur d'Une vie violente (1959) eut une fin qui ne le fut pas moins : retrouvé mystérieusement assassiné, sur un bord de mer...Une mort de pirate ?

9782080815057

^

Voyage à Rodrigues
Jean-Marie Gustave Le Clézio, Folio n°2949, 1997

4.70

1986.

 

Dans ce Journal, l'auteur du Chercheur d'or marche sur les traces de son grand-père, lui-même hanté par l'homme mystérieux (surnommé le Privateer, ou « Notre Corsaire ») qui l'avait précédé sur l'île Rodrigues. Trente ans durant, ce grand-père « aventuré, sorti de ses gonds » avait traqué partout le pirate et son trésor, dans la moindre anfractuosité du sol basaltique, en quête d'on-ne-sait-quel signe crypté (« supposons que le mot de passe du pirate soit...Dieu »). Mais, arpenteur de sa propre Chimère, il finit par échouer. Son petit-fils comprend alors, en poète, le renversement de perspectives : il n'y a pas d'île au trésor ; le trésor, c'est l'Île elle-même, dans sa beauté minérale. Et de conclure : « un instant, j'ai été celui que je cherchais ! Non plus moi, ni mon grand-père, mais le Corsaire inconnu. »

9782070402090

^

Long John Silver : la relation véridique et mouvementée de ma vie et de mes aventures d'homme libre, de gentilhomme de fortune et d'ennemi de l'humanité
Björn Larsson, Grasset. Rééd. Le livre de poche n°15010, 2004

6.95

1995.

 

A la fin de sa vie, le célèbre pirate à jambe de bois John Silver prend la plume pour rétablir la vérité sur son compte. Son objectif ? Répondre aux contre-vérités propagées dans les Mémoires du pirate Jim Hawkins, et fournir de la documentation à un certain Daniel Defoe. Piratages intertextuels...

9782253150107

^

Les Absences du capitaine Cook
Eric Chevillard, Minuit, 2001

15.09

2001.

 

Un roman pirate négatif, en creux. Le titre joue d'ailleurs franc jeu : James Cook (qui découvrit au 18° siècle la Nouvelle-Zélande et Tahiti) brillera surtout ici par son absence. Restent donc, ironiquement, toutes les contrées fictionnelles où le Capitaine Cook n'osa jamais s'aventurer, tant les périls y étaient grands : par ex. les sables du désert, où un ermite distrait peut périr par noyade... Ah, à propos, un dernier détail : Cook n'était même pas pirate, juste un vulgaire explorateur. Personne n'est parfait.

9782707317346

^

Pirates de la Critique

^

Le roman d'aventures
Jean-Yves Tadié, PUF/Quadrige, 1996

9.50

Le roman d'aventures, notamment « le roman pirate », relève-t-il d'un sous-genre littéraire ? Ou exprime-t-il l'essence même de la Fiction ? L'auteur propose une éclairante analyse comparée des pirates de Verne, Stevenson, Conrad ou Mac Orlan : « tous ces livres frivoles portent, pirates et duels, îles et mousquetaires, lanternes sourdes et drapeaux noirs, la marque de notre destinée ».

9782130474210

^

Pirates, flibustiers et ... Histoire et légendes d'une société d'exception
Gérard A. Jaeger, Aubanel, 1987

0.00
Indisponible

Etudie l'évolution des mythes littéraires (ainsi « l'héroïsation de l'Océan ») qui ont proliféré autour des pirates des 7 mers.

9782700601190

^

Les compagnons de l'aventure
Pierre Mac Orlan, Rocher, 1997

18.29

Aux yeux de Mac Orlan, la vraie piraterie est devenue aussi impossible, à l'âge moderne, que la chevalerie l'était pour Cervantès : dès lors, le romancier d'actions devient la plus noble incarnation de « l'aventurier passif », un aventurier au second degré.

9782268026947

^

La Porte d'Or
Michel Le Bris, Points-Seuil, 2000

6.95
Indisponible

Montre que Mystique, Poète et Pirate communient dans une même fièvre... de l'Or (philosophal) !

 

Du même:

 

- Pour saluer Stevenson, Flammarion, 2001, 314 p., 18,29 €

 

Le texte « Un pirate presbytérien » établit que la naissance du roman d'aventures anglais est liée à l'expérience spirituelle de dissidents religieux, et à leurs prêches covenantaires - qui inspirèrent par ricochet la piraterie caraïbe...

 

- Le Grand Dehors, Payot, 1992, 404 p., 24,39 €

 

Un texte dense sur Defoe et les pirates, intitulé « Les Anges noirs de l'utopie ».

 

9782020389716

^

Jacob Cow le pirate
Jean Paulhan, Deyrolle, 1997

16.80

Le grand critique littéraire de la NRF illustre ici son analyse de la rhétorique, ou de la confusion des mots et des choses, par une anecdote savoureuse : Mac Orlan aimait à raconter qu'étant tombé, avec ses marins, aux mains de Cow, ce cruel pirate les fit ranger sur le pont, puis leur demanda de décliner leur identité. A chaque réponse, l'infortuné Quidam était jeté aux requins... Vient le tour de Mac Orlan, qui a la présence d'esprit de répondre : « je m'appelle Jacob Cow ». Sur quoi l'intéressé prend son navire corsaire à son cou, tant était grand l'effroi universel inspiré par son seul... nom ! Capitulation du pirate devant la puissance des mots - et hommage indirect rendu à la Littérature, plus houleuse que la mer ?

9782908487985

^