Sélectionnez un rayon

Sélectionnez un libraire

188 mètres sous berlin

Kim

Tais-toi et creuse ! J'étais très intriguée par ces "188 mètres sous Berlin" déjà quelques mois avant qu'il n'arrive en librairie. Un roman d'espionnage sur des types qui creusent un tunnel entre les deux Berlin, écrit en allemand par une polonaise, il y a des ingrédients qui piquent la curiosité. Le déroulement de l’intrigue suit un rythme étonnant : on avance pas à pas, pelle et pioche à la main, on creuse à tâtons dans l’histoire de l’Allemagne, sans trop savoir ce qu’on y cherche, encore moins ce qu’on va trouver. La lumière se fait lentement, tout se démêle progressivement, avec l’intelligence d’un Le Carré. Revêtant la forme d’un roman choral, "188 mètres sous Berlin" fait le portrait d’une ville scindée et dont la division rend toutes les relations et les échanges complexes. C’est aussi une fresque passionnante sur la guerre froide et les relations de l’Allemagne avec la Pologne dont les protagonistes tentent tant bien que mal de reprendre le pas sur une Histoire qui les a laissés pour compte.

22,00 €

Ajouter à la liste Achat rapide Ajouter au panier, livraison sous 48h
Livraison sous 48h
L'art de la braise en plein air

Adrien

« Au commencement était la broche... » Cet ouvrage n'est pas seulement un réjouissant catalogue des différentes manières de cuire au feu une diversité de victuailles (entres autres : trompe et pieds d'éléphants, ours gris au four indien, pommes de terre farcies des hutteaux, brochettes de poulet aux épices à « Gégé », mouclade sur braise). C'est aussi et peut-être surtout un essai qui à travers ses escales nourricières et ses recettes permet d'effectuer un tour du monde et de parcourir l'histoire de l'humanité. On part de nos ancêtres préhistoriques, on s'interroge sur l'apparente universalité de la cuisson sur braises, on rencontre, parmi beaucoup d'autres, Homère, les indiens Taïnos d'Hispaniola et Christophe Colomb, des peaux rouges et des boucaniers, Gengis khan, Baudelaire, Bougainville, on remonte le fleuve Congo et on s'afflige de l’uniformisation du goût. Certains passages, certaines références et citations sont irrésistibles. Devinez par exemple ce dont parle Raymond Buren ici : « Elle est un des bienfaits, avec le chiffre et la distillation des roses, de l'Arabie matricielle et de l'Afrique du Nord ». Ou bien quel met, quelle saveur a pu susciter une telle exclamation de la part de Maurice Des Ombiaux : « Les Niebelungen entrent dans la Walhall comme dans la Tétralogie de Wagner ! ». Oui, comme l'affirme Raymond Dumay : « Au commencement était la broche qui fut, sans doute, le bâton du berger aussi prolifique que bénéfique. »

20,00 €

Ajouter à la liste Achat rapide Ajouter au panier, livraison sous 48h
Livraison sous 48h
Caliban et la sorcière

Suzanne

Les forces vives d'une féminité contrariée Ce texte peut en irriter certains par son manque de nuances et de rigueur scientifique. Mais la détermination et la limpidité avec lesquelles l'auteur l'a rédigé fait prendre ces certitudes pour de séduisantes vérités auxquelles, en conscience, il peut nous être difficile de résister. Avec un parti pris clair, dès le début, Sylvia Federici montre combien la construction du modèle capitaliste a engendré une domination masculine qui modifie notre façon de penser et de vivre le corps féminin. Cela se lit comme un conte où adjuvants et opposants échangeraient de place. Dans le tableau peint par Sylvia Federici, l'ancien monde féodal du moyen âge, cette fois positivement obscur, contient des forces vives à redécouvrir. Elle nous propose ainsi de renouer avec celles qui, entre remèdes médicinaux et maîtrise de leur corps savaient aussi s'organiser ensemble, se situant aux premières lignes de révoltes politiques dont la normalisation capitaliste aura eu finalement raison.

24,00 €

Ajouter à la liste Achat rapide Ajouter au panier, livraison sous 48h
Livraison sous 48h
La petite ville

Suzanne

Les limites de la posture sociologique face à la réactivation de l'intime "(Il­) a eu tort, (il) est revenu dans cette ville, au loin, perdue, où (il) avait passé son enfance. (Il) a eu tort, (il) a voulu revoir." Disparue, la petite ville ? Changés, les murs, les boutiques, les gens ? Oui, un peu, en surface, mais au fond, non, rien. Tout colle à la peau, le même enfermement, cette Barbara, pas celle de la chanson mais l'autre, dont parle Eric Chauvier avec l'amie d'avant Nathalie, disparue un jour, mais là encore, faisant rejaillir le traumatisme de la petite ville. La posture observatrice et le protocole d'enquête derrière lequel se conforte l'anthropologue, ne suffisent pas à tromper l'envie de fuir. Les lieux parcourus rappellent le penseur-promeneur à une étroitesse d'esprit qu'il ne cesse de voir comme un piège. Il aura beau mettre à distance, par de franches parenthèses le discours des autres, les habitants de la petite ville, les phrases-souvenirs médiocres du passé, pour mieux les commenter, il aura beau les analyser avec cette conscience d'une différence de classe sociale - pas grand-chose mais il était le fils de l'instituteur, alors - qui rend le jugement possible, l'anthropologue se laissera atteindre. Par ce texte, original dans sa formulation plus que dans l'expérience de l'espace qui y est racontée, Eric Chauvier vérifie les limites de la posture sociologique face à la réactivation concrète de l'intime.

10,00 €

Ajouter à la liste Achat rapide Ajouter au panier, livraison sous 48h
Livraison sous 48h
10 jours dans un asile

Ingrid

La folie en immersion Nelly Bly est une jeune journaliste de 23 ans lorsque le New York World (propriété de Jospeh Pulitzer !) lui demande un reportage sur l’asile de femmes de New York. Le seul moyen pour elle de savoir ce qui s’y passe et d’en apprendre plus sur les malades est d’y entrer, y faire un séjour. Ce qu’elle y découvre, parfois la peur au ventre, est terrifiant. Son témoignage éclaire les maltraitances, les enfermements arbitraires, les traitements violents d’une lumière crue ; mais dit aussi beaucoup de la condition des femmes à l’époque. Le don de Nelly Bly est de nous ramener à l’humanité de ces malades, qui parfois ne l’étaient pas ou pas du diagnostic posé ; son article eut un grand retentissement et a obligé la ville de New York à allouer un budget digne de ce nom pour améliorer les conditions d’internement mais aussi de travail des soignants et accompagnants. Elle a ensuite exercé son métier de journaliste avec la même passion, quel que soit le sujet, dénonçant ce qui devait l’être.

6,10 €

Ajouter à la liste Achat rapide Ajouter au panier, livraison sous 48h
Livraison sous 48h
Nous avons toujours vécu au château

Kim

Château hantise Roman gothique, chronique sociale excentrique, portrait de famille psychanalytique, ce texte a de multiples casquettes. Publié pour la première fois en anglais en 1962, le roman a fait l'objet de plusieurs éditions successives en français, Rivages/noir en propose une nouvelle (et bonne) traduction depuis 2012. Pas vraiment du polar, mais la montée progressive de l'angoisse en fait un roman que l'on ne lâche pas dès lors qu'on l'a entamé. L'Unique point de vue narratif, celui de Merrycat, la cadette, implique le lecteur dans la possible paranoïa du personnage. Les deux sœurs protagonistes sont-elles réellement les victimes qu'elles disent être ? Le doute est superbement mis en scène par Shirley Jackson et la frontière avec la folie est toujours floue, le mystère subsiste jusqu'au bout.

8,65 €

Ajouter à la liste Achat rapide Ajouter au panier, livraison sous 48h
Livraison sous 48h