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Le Hêtre et le Bouleau. Essai sur la tristesse européenne30 mars 10 de 18H00 à 20H00
Jean-Claude Maleval
mercredi 25 novembre 09 de 20H30 à 22H30
L'Autiste et sa voix
SeuilConférence-débat : Jean-Claude Maleval présente son livre L’Autiste et sa voix (éditions du Seuil). Organisée en collaboration avec le Centre de Ressources Autisme Midi Pyrénées.
Jean-Claude Maleval est psychanalyste, professeur des universités. Il est l’auteur de Folies hystériques et psychoses dissociatives (Payot, 1991), Logique du délire (Masson, 2000) et La Forclusion du Nom-du-Père (Seuil, 2000).
Loin d’être muets, les autistes porteraient au contraire un intérêt très particulier à la voix, au point de craindre de faire servir la leur à l’échange. S’opposant aux explications génétiques et à leurs méthodes (ré-)éducatives, cette lecture originale défend une thérapie respectueuse des sujets. Bien que l’on se représente les enfants autistes comme des êtres muets se bouchant les oreilles, les cliniciens ont constaté qu’ils portent une attention particulière à la voix. S’ils tiennent la leur en réserve, soit par le mutisme, soit par l’effacement de l’énonciation, c’est parce qu’ils craignent d’avoir le sentiment d’être vides s’ils la font servir à l’interpellation d’autrui. C’est cela qui explique leurs manières spécifiques de composer avec le langage, allant d’une langue de signes désaffectivée, mais propre à l’échange, à des langues privées servant peu à la communication. Nourrie de remarquables témoignages d’autistes de haut niveau, qui permettent de mieux s’orienter dans la clinique des formes plus aiguës de l’autisme, cette lecture psychanalytique originale et méconnue s’inscrit dans un débat virulent : s’opposant à un courant de pensée qui considère l’autisme comme le stricte reflet d’un désordre neurobiologique et promeut une thérapie éducative qui prétend corriger le comportement des sujets concernés, au risque de véritables maltraitances, Jean-Claude Maleval défend une approche psychodynamique qui respecte les stratégies défensives de l’autiste, prend appui sur ses inventions et sur ses « îlots de compétence », ces activités obsessionnelles auxquelles il se consacre de façon souvent exclusive.





