Les prochaines rencontres
Michel Attali
Le Portail des cieux22 mars 10 de 18H00 à 20H00
Alain Rouquié
A l'ombre des dictatures : la démocratie en Amérique latine23 mars 10 de 18H00 à 20H00
Isy Morgensztern
L'Aventure monothéiste24 mars 10 de 18H00 à 20H00
Marie Hélène Roques
Des « petit chaperon rouge » à foison25 mars 10 de 10H30 – 14H30 à 12H30 – 16H30
Andreï Kourkov
Laitier de nuit25 mars 10 de 18H00 à 20H00
Jorge Semprun
Une Tombe au creux des nuages26 mars 10 de 18H00 à 20H00
Pierre Bruno
Érès27 mars 10 de 17H00 à 19H00
Pauline Alphen
Les éveilleurs, vol.1 : Salicande27 mars 10 de 11H00 à 13H00
Marie-Thérèse Lacombe
Pionnières ! Les femmes dans la modernisation des campagnes de l'Aveyron29 mars 10 de 18H00 à 20H00
Camille De Toledo
Le Hêtre et le Bouleau. Essai sur la tristesse européenne30 mars 10 de 18H00 à 20H00
Minh Tran Huy
vendredi 5 février 10 de 18H00 à 20H00
La Double vie d'Anna Song
Actes SudMADE IN ASIA : Rencontre avec Minh Tran Huy autour de son dernier ouvrage La Double vie d’Anna Song (Actes Sud).
Minh Tran Huy, journaliste et romancière, est rédactrice en chef adjointe au Magazine Littéraire. Elle a dirigé le dossier « La Chine, de Confucius à Gao Xingjian ». Elle est également chroniqueuse dans l’émission culturelle Des Mots de minuit et dans l’émission littéraire Jeux d’épreuves sur France Culture. Son premier roman, La Princesse et le Pêcheur, conte une amitié amoureuse sur fond de mémoire du Vietnam et fait partie des trois premiers romans les mieux vendus de la rentrée 2007.
Anna Song, « la plus grande pianiste vivante dont personne n’a jamais entendu parler », laisse derrière elle une œuvre discographique sans précédent. Malgré la maladie, et dans un engagement du corps et de l’âme proche de la ferveur, elle a voué ses dernières années à arpenter, avec une indéfectible justesse, un territoire musical des plus vastes. Gardien du temple et architecte de la légende : Paul Desroche, son mari et producteur. Mais tandis que celui-ci raconte la femme aimée, de l’émerveillement enfantin aux patientes années d’une vie partagée dans une sorte de culte de la beauté, le scandale éclate. Anna Song n’aurait pas enregistré une seule note de sa discographie, pillée ailleurs par l’amoureux démiurge. Imposture, falsification, trahison : au concert de louanges nécrologiques succède le tapage de l’opprobre, relayé par des médias d’autant plus féroces que bernés. C’est un fascinant jeu de miroirs qu’orchestre ici Minh Tran Huy dans un 2e roman qui confirme l’avènement d’un univers d’une impressionnante cohérence. Où l’on retrouve l’omniprésente absence du pays des origines, le Viêtnam, dont la réalité floutée par le temps et l’éloignement s’enracine dans un silence peuplé de contes. Et aussi cette petite musique envoûtante, cette opacité impavide plus généreuse qu’elle ne s’affiche, qui évoque irrésistiblement les eaux calmes d’un lac, sous lesquelles se jouent – et demeurent – les plus violentes tragédies. Tombeau du premier, du grand, de l’unique amour, entre ode et plaidoyer, La Double vie d’Anna Song révèle et défend la folie d’aimer, mais aussi le droit à inventer des vies à la hauteur de cette folie.





