Les prochaines rencontres

Olivier Bellamy

Martha Argerich – l'enfant et les sortilèges

12 mars 10 de 18H00 à 20H00


Jacques Nassif

Psychanalyse ou morale sexuelle : un dilemme centenaire

12 mars 10 de 20H30 à 22H30


Jean-Luc Marcastel

Louis le galoup

13 mars 10 de 10H00 à 18H00


Pascal Dessaint

Les Derniers jours d'un homme

13 mars 10 de 17H00 à 19H00


Raymonde Hebraud-Carasco

Hommage à Raymonde Hebraud-Carasco

15 mars 10 de 18H00 à 23H00


Michel Grossetti

Bifurcations : les sciences sociales face aux ruptures et à l'événement

16 mars 10 de 18H00 à 20H00


Bernard Pudal

Un monde défait : les communistes français de 1956 à nos jours

17 mars 10 de 18H00 à 20H00


Marie-Noëlle Besançon

Arrêtons de marcher sur la tête ! : pour une psychiatrie citoyenne

18 mars 10 de 18H00 à 20H00


Florence Aubenas THEATRE GARONNE

Le quai de Ouistreham

19 mars 10 de 18H00 à 20H00


Dominique Despierre

Contes pour petits et grands

20 mars 10 de 10H30 à 12H30


Nicolas Le Roux

mercredi 10 février 10 de 18H00 à 20H00

Les Guerres de religion 1559-1629

Belin / Histoire de France

Rencontre avec Nicolas Le Roux à l’occasion de la parution de Les Guerres de religion / 1559-1629 (éditions Belin / Histoire de France). Nicolas Le Roux sera à la librairie Études (campus de l’UTM) le jeudi 11 février à 12 h pour une rencontre avec les étudiants.

Nicolas Le Roux enseigne l’histoire moderne à l’université de Lyon II. Il est l’auteur notamment de La Faveur du roi. Mignons et courtisans au temps des derniers Valois (2001) et de Un Régicide au nom de Dieu : L’assassinat d’Henri III (2006).

1559-1629 est une séquence historique particulièrement dramatique pour le royaume de France : le Roi Très-Chrétien, qui s’engage lors de son sacre à défendre l’Église et à exterminer les hérétiques, règne désormais sur un pays profondément divisé par la question religieuse. Les protestants constituent environ 10 % de la population française au début des années 1560. Les monarques sont de jeunes hommes incapables de gouverner par eux-mêmes ou des princes déconsidérés aux yeux de leurs sujets. En dépit des efforts de Catherine de Médicis et du chancelier Michel de l’Hospital, qui accordent aux protestants la liberté de culte, le royaume sombre dans un chaos sans précédent. Les exactions se multiplient, les batailles se succèdent et les massacres culminent en 1572, lors des « matines sanglantes », la Saint-Barthélemy. On assiste même, par deux fois, à cette forme inouïe de violence qu’est le régicide, avec l’assassinat d’Henri III en 1589 et celui d’Henry IV en 1610. Grâce à l’édit de Nantes, les protestants finissent par bénéficier d’un régime de tolérance limitée, mais la religion de Calvin est désormais réduite à une petite minorité de fidèles dont le nombre ne cesse de décroître. Les troubles reprennent dans les années 1620, quand l’esprit de croisade souffle de nouveau, mais l’énergie de reconquête prend aussi d’autres formes, moins belliqueuses, et l’on assiste, au cours des premières décennies du xviie siècle, à un renouvellement remarquable des formes de la piété catholique. Temps de crise sans précédent, les guerres de Religion constituent paradoxalement le creuset de la monarchie absolue d’Ancien Régime, qui se construit sur les ruines d’un royaume déchiré par l’intolérance. Il fallait que le pouvoir royal soit désormais investi d’une puissance transcendante incontestée capable d’assurer la stabilité de l’État par-delà les questions confessionnelles. Henri IV est ainsi parvenu à reconstituer l’unité du royaume autour de l’idéal d’obéissance à la figure royale, et son fils, Louis XIII ? bénéficia de ses succès pour achever de créer une monarchie puissante capable de s’imposer sur la scène européenne. C’est l’histoire de ces déchirures et de ces mutations que ce livre retrace.

 

Retrouvez une sélection de titres sur le thème avec notre table : Les guerres de religion.

Bulletin

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