Les prochaines rencontres
Michel Cazenave
Jung revisité, religion et spiritualité10 février 2012 de 18H00 à 20H00
Écorces de Georges Didi-Huberman - LECTURE PARTAGEE par Denis Rey
Écorces11 février 2012 de 12H00 à 14H00
Florent Chavouet au café Côté Cour
Manabé Shima11 février 2012 de 17H00 à 19H00
Gilles Lapouge & Michel Le Bris
Le Flâneur de l'autre rive11 février 2012 de 17H00 à 19H00
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Le bruit qui vole. Histoire de la rumeur et de la renommée en Grèce ancienne13 février 2012 de 17H00 à 19H00
Gilles Kepel : Rencontre annulée
Quatre vingt treize14 février 2012 de 18H00 à 20H00
Sylvie Berthier & Valérie Péan
Les OGM à l'épreuve des arguments16 février 2012 de 18H00 à 20H00
Magali Bardos
Cahier de bidouilles25 février 2012 de 15H00 à 17H00
Jean-Pierre Martin
mardi 21 septembre 2010 de 18H00 Ã 20H00
Éloge de l'apostat : essai sur la vita nova
SeuilRencontre avec Jean-Pierre Martin autour du livre Éloge de l’apostat : essai sur la vita nova (éd. du Seuil).
Jean-Pierre Martin enseigne la littérature à l’université de Lyon. Il est l’auteur de plusieurs essais, en particulier : Henri Michaux, écritures de soi, expatnations (Corti, 1994), Contre Céline (Corti, 1997), Henri Michaux (Gallimard, 2003), Le Livre des hontes (Seuil, 2006). Il est aussi l’auteur d’un récit : Sabots suédois (Fayard, 2004) dans lequel il relate de manière décalée ses années de militantisme, d’établi, de marginalité.
[…] Pour être singulier, il faut être pluriel, c’est-à -dire prêt à tout moment à nous embarquer pour une vita nova. Voilà pourquoi l’essai de Jean-Pierre Martin, tant par l’ampleur du style que par le souci d’enfreindre les assignations à résidence, va plus loin qu’un plaidoyer érudit et passionné contre ce que Leiris a appelé « la lassitude de n’être que soi » et pour ce que Robert Antelme désigne comme « l’aventure extraordinaire de se préférer autre ». Car cet essai est, en lui-même, une illustration du caractère ondoyant de la vie, parvenant à concilier une réflexion sur le désenchantement à l’encontre des idéologies radicales et totalitaires, une analyse de la mue esthétique qui accompagne, le plus souvent, ce détachement et une étude sur la difficulté qu’il y a à se sculpter sans renier ses vies successives. Jean-Pierre Martin nous rappelle qu’aucun rôle, aucun engagement ne peut me contenir assez pour qu’il me soit impossible de me comprendre sans lui. Aucune identité ne peut m’être si essentielle que m’en détourner mettrait en péril la personne que je suis. Nous définir, nous dé-limiter, c’est, à coup sûr, nous enfermer. Ce que Vailland résume par son bilan : « Dix ans voués à la passion d’amour, dix ans à l’opium, dix ans à la politique ». L’homme est une perpétuelle question, et il n’est même que cela. Il faut le laisser se déployer, lui permettre d’ouvrir tous les possibles. Quand bien même il lui est douloureux de tuer ce que saint Paul nommait « le vieil homme ». in le Magazine littéraire

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