Les prochaines rencontres
Patrick Champagne
Sur l'Etat - Cours au Collège de France (1989-1992)9 février 2012 de 18H00 à 20H00
Michel Cazenave
Jung revisité, religion et spiritualité10 février 2012 de 18H00 à 20H00
Écorces de Georges Didi-Huberman - LECTURE PARTAGEE par Denis Rey
Écorces11 février 2012 de 12H00 à 14H00
Gilles Lapouge & Michel Le Bris
Le Flâneur de l'autre rive11 février 2012 de 17H00 à 19H00
Florent Chavouet au café Côté Cour
Manabé Shima11 février 2012 de 17H00 à 19H00
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Le bruit qui vole. Histoire de la rumeur et de la renommée en Grèce ancienne13 février 2012 de 17H00 à 19H00
Gilles Kepel : Rencontre annulée
Quatre vingt treize14 février 2012 de 18H00 à 20H00
Sylvie Berthier & Valérie Péan
Les OGM à l'épreuve des arguments16 février 2012 de 18H00 à 20H00
Magali Bardos
Cahier de bidouilles25 février 2012 de 15H00 à 17H00
Arnaud Rykner
jeudi 23 septembre 2010 de 18H00 Ã 20H00
Le Wagon
éditions du RouergueRencontre avec Arnaud Rykner autour du livre Le Wagon (éditions du Rouergue). Précédée d’une lecture d’extraits.
« Le 2 juillet 1944 est parti de Compiègne un des derniers trains de déportés. Le dernier train de Compiègne à Dachau. Mais il y eut encore des trains de la France vers les camps tout au long de l’été. Très longtemps, et jusqu’au début de l’automne, bien après le débarquement de Normandie, bien après la libération de Paris. Aussi incroyable que cela paraisse. Dans ce train-ci, de-22 wagons, complétés des wagons d’escorte et d’un wagon de queue, avaient été entassés 2066 hommes, arrêtés par la police française ou par la Gestapo.
Beaucoup étaient des résistants. Pas tous. Certains étaient des collaborateurs, certains des délateurs. D’autres n’étaient rien. Ils avaient eu seulement le tort d’être un jour à un endroit précis où il aurait fallu n’avoir jamais été. Pour accomplir un trajet de 24 heures en temps normal, le convoi 7909 mit plus de 3 jours, par une chaleur accablante, dans des régions où l’on enregistra les températures les plus élevées de la période. Les conditions furent telles que 77 heures après son départ, on compta 536 cadavres – ce qui ne laissait plus au camp que 1630 rescapés provisoires, dont beaucoup encore allaient périr sans revoir la France.
La grande majorité des survivants ne témoignera pas pendant des années. Jusqu’à ce qu’un historien vienne les solliciter, les oblige presque à parler. Les aide à parler de ce train tellement incroyable qu’on l’appela comme dans un mauvais film de série B, « Le train de la mort ». Parmi ceux qui ont parlé, il semblerait que la plupart n’ait laissé ensuite que peu de pages écrites. Beaucoup se sont tus définitivement. N’ont rien dit de plus que les quelques mots qui leur étaient demandés sur cette chose-là , pour ce livre-là . » Arnaud Rykner

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