Les prochaines rencontres
Magali Bardos
Cahier de bidouilles25 février 2012 de 15H00 à 17H00
Claire Dutrait & Matthieu Duperrex
Shanghai Nø City Guide27 février 2012 de 18H00 à 20H00
François Granier
Robots28 février 2012 de 18H00 à 20H00
Djalla-Maria Longa
Mon enfance sauvage29 février 2012 de 18H00 à 20H00
Jacques Rancière
Aisthésis, scènes du régime esthétique de l'art1 mars 2012 de 18H00 à 20H00
Bernard Dréano
La Perle et le Colonel : Réflexions sur le printemps arabe - Suivi de Les insurrections révolutionnaires dans la région Maghreb Machrek, cinq premières leçons2 mars 2012 de 18H00 à 20H00
Michèle Gazier
L'Homme à la canne grise3 mars 2012 de 17H00 à 19H00
Exposition des peintures de Michel Didier
Vernissage le lundi 5 mars à partir de 18H5 mars 2012 de 18H00 à 20H00
Gabriel Colletis
L'Urgence industrielle6 mars 2012 de 18H00 à 20H00
Nathalie Zajdé & Virginie Linhart
Les enfants cachés et La vie après7 mars 2012 de 18H00 à 20H00
Gilles Lapouge
samedi 15 octobre 2011 de 17H00 à 19H00
Dictionnaire amoureux du Brésil
PlonRencontre avec Gilles Lapouge autour de son Dictionnaire amoureux du Brésil (Plon). Débat animé par Richard Marin que l’on retrouvera le lundi 17 octobre autour Les mots du Brésil (PUM).
Gilles Lapouge est journaliste au quotidien O Estado de Sao Paulo depuis plus de quarante ans. Il a également collaboré au Monde, au Figaro littéraire et à Combat aux côté d’Albert Camus. Écrivain voyageur, producteur à France Culture de l’émission En étrange pays, Gilles Lapouge a parcouru le monde de l’Inde à la Finlande, l’Islande, etc. Parmi ses nombreux livres, citons Équinoxiales (Flammarion, 1977), La Mission des frontières (Albin Michel, 2002), Le Bruit de la neige (Albin Michel, 1996), L’encre du voyageur (Albin Michel, 2007) et La légende de la géographie (Albin Michel, 2009).
« Quand je suis tombé sur ce continent, en 1951, j’arrivais d’une Europe grise, fourbue, avec des aigreurs d’anciens combattants, de soldats en déroute et de fours crématoires. L’Europe avait reçu beaucoup de gnons. Elle était pleine de bleus, de rancunes et de cendres. Le Brésil était en couleurs, au contraire. Dans les rues allaient des peaux noires, blanches, rouges ou dorées, et elles s’amusaient ensemble. La terre du Brésil est violette, noire, jaune ou blanche. Le bleu de ses ciels est celui de ses mers. Et dans le vert violent de ses forêts passent des compagnies d’oiseaux bariolés. Je me souviens de mon premier matin à Copacabana. J’étais impatient. Après une nuit sans sommeil, levé à 5 heures, j’avais regardé la plage, le soleil et la mer, l’or et le bleu, et je m’étais dit que j’étais arrivé dans la beauté des choses. Plus tard, je me suis aperçu que ce pays était rusé et même un peu menteur. Il faisait du bruit car il avait peur du silence et toutes ces couleurs déployées formaient des « barricades mystérieuses » élevées contre sa nuit. Il se cachait derrière ses joies. S’il tenait boutique d’amours, de chansons et de passions, c’est qu’il masquait ses peurs. Il faisait illusion à force de gambades et de feintes, mais il était comme tous les autres pays… » Gilles Lapouge






