Les prochaines rencontres
Michel Grossetti
La Vie en réseau : dynamique des relations sociales29 mai 2012 de 18H00 à 20H00
Éric Chauvier - rencontre à la librairie
Somaland30 mai 2012 de 18H00 à 20H00
Yves Charnet
Miroirs de Julien L.30 mai 2012 de 20H30 à 22H30
Bernadette Engel-Roux
Aubes31 mai 2012 de 18H00 à 20H00
Tristan Garcia
Forme et objet : un traité des choses31 mai 2012 de 18H00 à 20H00
Daniel Welzer-Lang
Comparutions immédiates1 juin 2012 de 18H00 à 20H00
Geneviève Massard-Guibaud
Histoire de la pollution insdustrielle : France 1789-19141 juin 2012 de 16H30 à 18H00
Georges Bensoussan
Juifs en pays arabes, Le grand déracinement4 juin 2012 de 18H00 à 20H00
Didier Daeninckx
Le Banquet des affamés5 juin 2012 de 18H00 à 20H00
Théâtre Garonne
Étant donné : démocratie(s)6 juin 2012 de 17H30 à 20H00
Anne Wiazemsky
mardi 7 février 2012 de 18H00 à 20H00
Une année studieuse
Gallimard
Rencontre avec Anne Wiazemsky autour de son roman, Une année studieuse (Gallimard) en partenariat avec la Cinémathèque de Toulouse. La rencontre sera suivie d’une projection du film La Chinoise de Jean-Luc Godard, présentée par Anne Wiazemsky, à 21 h à la Cinémathèque.
Anne Wiazemsky, comédienne, romancière et nouvelliste, a tourné très jeune avec Bresson, Pasolini (Théorème), Jean-Luc Godard (La Chinoise), Marco Ferreri, Philippe Garrel, avant d’aborder le théâtre (Fassbinder, Novarina) et la télévision. Elle est notamment l’auteur de nombreux romans publiés aux éditions Gallimard ; citons, Hymnes à l’amour (1996), Une poignée de gens (1998), Aux quatre coins du monde (2001), Je m’appelle Élisabeth (2004), Jeune fille (2007), Mon enfant de Berlin (2009).
Juin 1966 : Anne, la narratrice vient d’envoyer une lettre laudative à Jean-Luc Godard. Elle ne connaît pas le cinéaste de la Nouvelle Vague, c’est à peine si elle l’a croisé sur le tournage de Au hasard Balthazar 1 an auparavant. Anne a 19 ans, elle a échoué au baccalauréat et s’apprête à passer la session de rattrapage. Un soir, Anne reçoit un coup de téléphone de Jean-Luc Godard, qui lui annonce qu’il désire très vite la rencontrer. C’est le point de départ de leur histoire d’amour. Bien que 20 ans de son aîné, le cinéaste souhaite l’épouser. De son côté la jeune femme est profondément troublée, car cet homme lui révèle pour la première fois les délices de l’amour physique, mais elle ne supporte pas sa jalousie maladive, d’autant plus que sa mère et son grand-père sont très hostiles à leur relation. Pendant plusieurs mois, ceux-ci vont s’opposer à ce que Anne fréquente Godard, invoquant des arguments spécieux qui révèlent la nature conservatrice de leur opinion sur l’éducation des jeunes filles. Mais la narratrice ne veut pas céder, en dépit de la profonde affection qu’elle leurs porte, et se rebelle contre ce carcan misogyne. Après avoir réussi les épreuves de rattrapage du bac, elle s’inscrit en Philosophie à Nanterre. De nouveaux horizons s’ouvrent à elle : nouveaux camarades, nouveaux quartiers de Paris, nouvelles idées politiques… Un hurluberlu aux cheveux rouges, un certain Daniel Cohn-Bendit, la poursuit dans les couloirs de la fac en criant joyeusement « Solidarité des rouquins ! Solidarité des rouquins ! ». Depuis 1967, Jean-Luc Godard commence à tourner un film La Chinoise, dont il écrit le premier rôle pour Anne. Adieu philosophie, cette « année studieuse » aura été l’école de la vie.
Roman d’apprentissage, Une année studieuse est aussi le reflet passionnant d’une époque, la fin des années 1960, où la France est en train de connaître de grands bouleversements politiques, idéologiques, moraux et artistiques. Toutes ces dimensions habitent le récit : d’abord la narratrice elle-même, qui en s’opposant à sa famille révèle un fossé générationnel ; ensuite l’histoire d’amour entre Godard et Anne, symptomatique d’un changement de mœurs ; le cinéma de Godard, iconoclaste et radical ; la description de la faculté de Nanterre et des frasques de « Dany le rouge », prémices des événements de Mai 68…






