Les prochaines rencontres
Michel Grossetti
La Vie en réseau : dynamique des relations sociales29 mai 2012 de 18H00 à 20H00
Éric Chauvier - rencontre à la librairie
Somaland30 mai 2012 de 18H00 à 20H00
Yves Charnet
Miroirs de Julien L.30 mai 2012 de 20H30 à 22H30
Bernadette Engel-Roux
Aubes31 mai 2012 de 18H00 à 20H00
Tristan Garcia
Forme et objet : un traité des choses31 mai 2012 de 18H00 à 20H00
Daniel Welzer-Lang
Comparutions immédiates1 juin 2012 de 18H00 à 20H00
Geneviève Massard-Guibaud
Histoire de la pollution insdustrielle : France 1789-19141 juin 2012 de 16H30 à 18H00
Georges Bensoussan
Juifs en pays arabes, Le grand déracinement4 juin 2012 de 18H00 à 20H00
Didier Daeninckx
Le Banquet des affamés5 juin 2012 de 18H00 à 20H00
Théâtre Garonne
Étant donné : démocratie(s)6 juin 2012 de 17H30 à 20H00
Gabriel Colletis
mardi 6 mars 2012 de 18H00 à 20H00
L'Urgence industrielle
Le Bord de l'eau
Rencontre avec Gabriel Colletis autour de son essai L’urgence industrielle (Éditions Le Bord de l’eau). La rencontre sera animée par Jean-Paul Malrieu et organisée en partenariat avec le Conseil des Séniors de la ville de Toulouse.
Gabriel Colletis est Professeur d’Économie à l’Université de Toulouse 1. Il a été Conseiller scientifique du Commissariat Général du Plan. Il a coordonné plusieurs ouvrages sur l’industrie dont La France Industrielle en question (La Doc. Fse, 2006) et Les nouveaux horizons du capitalisme (Economica, 2008).
Aucun pays ne peut se développer ou même rester un pays avancé sans base productive. C’est pour l’avoir ignoré que certains pays s’enfoncent aujourd’hui dans le chaos et que d’autres, dont la France, risquent d’être entraînés sur la pente du déclin. Les pertes d’emploi et la disparition de pans entiers de l’industrie ne concernent pas seulement certains secteurs ou certains bassins d’emploi. Elles ont des effets dévastateurs sur l’économie dans son ensemble, hypothéquant son avenir et celui des générations futures. Ce faisant, elles mettent en péril la démocratie.
La longue érosion de l’industrie française s’explique par l’extraversion puis la financiarisation des grands groupes dont le destin ne coïncide plus avec celui de l’économie française. L’État, qui a soutenu la constitution de ces groupes, reste lié à eux. Il n’est plus, par conséquent, en mesure d’être le porteur d’un projet de développement. En contrepoint de ces évolutions négatives, une grande constante demeure : le mépris du travail et des compétences. Les voies du nécessaire renouveau existent cependant et peuvent conduire à l’élaboration d’un nouveau projet.






