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La Vie en réseau : dynamique des relations sociales29 mai 2012 de 18H00 à 20H00
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Forme et objet : un traité des choses31 mai 2012 de 18H00 à 20H00
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Histoire de la pollution insdustrielle : France 1789-19141 juin 2012 de 16H30 à 18H00
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Juifs en pays arabes, Le grand déracinement4 juin 2012 de 18H00 à 20H00
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Le Banquet des affamés5 juin 2012 de 18H00 à 20H00
Théâtre Garonne
Étant donné : démocratie(s)6 juin 2012 de 17H30 à 20H00
Nathalie Zajdé & Virginie Linhart
mercredi 7 mars 2012 de 18H00 à 20H00
Les enfants cachés et La vie après

Rencontre avec Nathalie Zajdé et Virginie Linhart autour de leurs livres Les enfants cachés en France (Odile Jacob) et La vie après (Seuil). Organisée avec le soutien du Mémorial de la Shoah.
Nathalie Zajdé est maître de conférence à Paris VIII. Elle mène ses recherches au Centre Georges Devereux, au sein de l’équipe d’ethnopsychiatrie du professeur Tobie Nathan. Elle a créé en France les 1er dispositifs de prise en charge psychologique des enfants cachés et descendants de survivants de la Shoah. Elle est également l’auteur de Guérir de la Shoah et Enfants de survivants, publiés chez Odile Jacob en 2005.
« Ils s’appellent Boris Cyrulnik, Serge Klarsfeld, Saül Friedlander, André Glucksmann, Sarah Kofman, Simha Arom… C’étaient de petits enfants juifs durant la guerre. Ils étaient destinés à périr dans les camps de la mort. Ils ont été miraculeusement sauvés. On appelle « enfant caché » un enfant juif qui était pendant la Shoah et qui a dû dissimuler son identité afin d’échapper à l’arrestation, la déportation et l’extermination. La France fut l’un des rares pays où une solide organisation de sauvetage des enfants juifs a pu être mise en place, et elle fut particulièrement efficace. Mais que s’est-il passé dans la tête de tous ces enfants pris dans la tourmente de la persécution meurtrière antisémite ? Comment ont-ils réagi au fait que les autorités avaient décidé de les tuer parce qu’ils étaient juifs ? Comment dès lors, ont-ils réagi à cette agression identitaire ? » Nathalie Zajdé.
Virginie Linhart, réalisatrice de documentaires historiques et politiques, a publié Le jour où mon père s’est tu (Seuil, 2008) et Volontaires pour l’usine. Vies d’établis 1967-1977 (Seuil, rééd. 2010).
« L’amour de mon grand-père pour la Suisse, où nous passions nos vacances, m’a toujours agacée. À ses yeux, c’était le pays le plus formidable au monde. Comme si le fait que la Suisse se soit tenue à l’écart de la Seconde Guerre mondiale lui permettait d’échapper à son histoire tragique de juif polonais. Nous, ce n’était pas une chape de plomb qui recouvrait notre passé mais un épais manteau blanc de neige immaculée : jamais mon grand-père ne parlait de ce qu’il avait vécu, jamais il n’aurait toléré que ma grand-mère le fasse. Pour comprendre leur histoire, il m’a fallu aller à la rencontre d’autres juifs survivants, rescapés de l’enfer des camps d’extermination. À eux, j’ai osé poser les questions qui m’ont été si longtemps interdites : comment renouer avec le fil d’une existence interrompue dans une telle violence ? Comment se reconstruire quand tant des vôtres ont disparu ? Comment croire en l’avenir, à l’amour, en la descendance ? Comment vivre après ? C’est en les regardant, en écoutant leur récit, en riant avec eux, même du pire, que j’ai enfin compris ce qui plaisait tant à mon grand-père en Suisse. » Virginie Linhart






