Cinéma documentaire : état des lieux

Du 2 janvier au 20 février 2010, la Cinémathèque de Toulouse programme un cycle intitulé "La France en docs". De Raymond Depardon à Jean-Louis Comolli, des LIP au Larzac, une série de films documentaires est proposée parcourant la France.
"...à bien regarder cette programmation, c’est un rapport à l’histoire qui s’en dégage – à travers un exemple, la France, sur une période donnée, de 1945 à nos jours (période qui nous est plus proche, mais aussi que le cinéma, et le documentaire en particulier, a davantage accompagnée et commentée). De l’histoire en mouvement. Ce qui mue, ce qui semble immuable. Le rural et l’urbain qui deviennent le monde agricole et le monde ouvrier. Une programmation, pour reprendre une terminologie marxienne, où il est question d’infrastructure et de superstructure..." Franck Lubet
En complément, voici une bibliographie sur le documentaire au cinéma posant questions et problèmatiques, retraçant son histoire, analysant le genre.
Crédit photo : Série Les Paysans - Raymond Depardon - Magnum
Cinéma contre spectacle
Jean-Louis Comolli 
Editeur : Verdier 
Date de parution : 10/09/2009
Ean : 9782864325871
22 x 13 cm, 242 pages
- Résumé
La sainte alliance du spectacle et de la marchandise s'est réalisée.
D'un pôle, d'un tropique à l'autre, le capital a trouvé l'arme absolue de sa domination : les images et les sons mêlés. Jamais dans l'histoire autant de machines n'avaient donné à autant d'hommes autant d'images et de sons à voir et à entendre. L'aliénation dévoilée par Marx n'est plus seulement ce qui dore la pilule amère de la misère, l'opium du peuple ; elle va au-delà du service rendu au capital.
Elle se sert elle-même. Les spectacles, les images et les sons nous occupent dans le but de nous faire aimer l'aliénation en tant que telle. Le spectacle ne se contente pas de servir la marchandise. Il en est devenu la forme suprême. Se battre contre cette domination, c'est mener un combat vital pour sauver et tenir quelque chose de la dimension humaine de l'homme. Cette lutte doit se faire contre les formes mêmes que le spectacle met en oeuvre pour dominer.
Il nous revient, spectateurs, cinéastes, de défaire maille à maille cette domination, de la trouer de hors- champ, l'ébrécher d'intervalles. Cinéma contre spectacle ? Mais c'est le cinéma qui, dans son histoire, a construit un spectateur capable de voir et d'entendre les limites du voir et de l'entendre ! Un spectateur critique. Cette dimension critique était en jeu dans les six articles parus sous le titre " Technique et idéologie " dans les Cahiers du cinéma (1971-1972).
Ils sont repris ici, pour la première fois depuis ces années cruciales, dans la deuxième partie de l'ouvrage.
Les dernières parutions de l'auteur :
Toutes nos tables du libraire
Cinéma contre spectacle
Jean-Louis Comolli 
Editeur : Verdier 
Date de parution : 10/09/2009
Ean : 9782864325871
22 x 13 cm, 242 pages
- Résumé
La sainte alliance du spectacle et de la marchandise s'est réalisée.
D'un pôle, d'un tropique à l'autre, le capital a trouvé l'arme absolue de sa domination : les images et les sons mêlés. Jamais dans l'histoire autant de machines n'avaient donné à autant d'hommes autant d'images et de sons à voir et à entendre. L'aliénation dévoilée par Marx n'est plus seulement ce qui dore la pilule amère de la misère, l'opium du peuple ; elle va au-delà du service rendu au capital.
Elle se sert elle-même. Les spectacles, les images et les sons nous occupent dans le but de nous faire aimer l'aliénation en tant que telle. Le spectacle ne se contente pas de servir la marchandise. Il en est devenu la forme suprême. Se battre contre cette domination, c'est mener un combat vital pour sauver et tenir quelque chose de la dimension humaine de l'homme. Cette lutte doit se faire contre les formes mêmes que le spectacle met en oeuvre pour dominer.
Il nous revient, spectateurs, cinéastes, de défaire maille à maille cette domination, de la trouer de hors- champ, l'ébrécher d'intervalles. Cinéma contre spectacle ? Mais c'est le cinéma qui, dans son histoire, a construit un spectateur capable de voir et d'entendre les limites du voir et de l'entendre ! Un spectateur critique. Cette dimension critique était en jeu dans les six articles parus sous le titre " Technique et idéologie " dans les Cahiers du cinéma (1971-1972).
Ils sont repris ici, pour la première fois depuis ces années cruciales, dans la deuxième partie de l'ouvrage.
Les dernières parutions de l'auteur :






