Hommage à Gérard Bobillier, directeur des éditions Verdier

Gérard Bobillier, fondateur et directeur des éditions Verdier, est décédé lundi 5 octobre 2009.
Né en 1945, homme de lettres et d'engagements, il fonde avec Benny Levy et d'autres amis, une maison d'édition en plein coeur des Corbières. En 1979, le village de Lagrasse accueille les éditions Verdier.
Durant 30 ans, il a construit un catalogue exigeant tant en sciences humaines qu'en littérature, éditant Jan Potocka et Pierre Bergounioux, Pierre Michon et Carlo Ginzburg, ou encore Henri Meschonnic, pour ne citer qu'eux.
Compagnon sans faille d'Ombres Blanches, les libraires tiennent à rendre hommage à celui qui fut aussi un des fondateurs du Banquet du Livre à Lagrasse, lieu dédié à l'échange et à la pensée, au livre et au débat.
La sélection proposée ici est un extrait du catalogue qu'il a élaboré pendant 30 ans. Nous vous invitons à consulter le site des éditions Verdier pour plus de découvertes.
A lire aussi : l'hommage de la librairie Tropismes à Bruxelles, et celui de François Bon sur son blog
Celebration de la poesie
Henri Meschonnic 
Editeur : Verdier 
Date de parution : 18/05/2006
Ean : 9782864324720
17.7 x 10 cm, 317 pages
- Résumé
Il s'agit de montrer que la poésie, contrairement à l'idée reçue qu'elle n'intéresse que les poètes ou très peu de lecteurs, concerne chacun, même s'il ne le sait pas, parce qu'elle met en jeu tout ce qu'on fait et tout ce qu'on sait du langage, donc tout ce que la société fait de chacun de nous, et que chacun fait des autres. Et il faut voir comment. C'est pourquoi la poésie est un poste d'observation privilégié sur le langage en général, sur la pensée et sur la société, et d'autant plus qu'on n'en a pas conscience. Il s'agit de réfléchir sur les choses très différentes qu'on met indistinctement dans le mot poésie.
Cette réflexion mène à une critique généralisée de ce qu'on fait et de ce qu'on dit de la poésie. Cette critique de la poésie mène à son tour à une critique de la philosophie, ou d'une certaine philosophie : réfléchir sur ce qu'est un problème poétique, et montrer que ce n'est plus une affaire d'esthétique, seulement pour amateurs de poèmes, mais une affaire d'éthique et de politique. À travers ce qu'on dit et ce qu'on fait de la poésie en France au XXe siècle, spécialement dans les quarante dernières années.
Il ne s'agit pas de faire aimer la poésie, mais de cesser d'être dupe des clichés et des falsifications qui se font passer pour de la poésie. C'est par là peut-être que la poésie retrouvera en France une place qu'elle n'a plus. Contribution au feu de joie qu'il y a à faire avec les langues de bois.
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Celebration de la poesie
Henri Meschonnic 
Editeur : Verdier 
Date de parution : 18/05/2006
Ean : 9782864324720
17.7 x 10 cm, 317 pages
- Résumé
Il s'agit de montrer que la poésie, contrairement à l'idée reçue qu'elle n'intéresse que les poètes ou très peu de lecteurs, concerne chacun, même s'il ne le sait pas, parce qu'elle met en jeu tout ce qu'on fait et tout ce qu'on sait du langage, donc tout ce que la société fait de chacun de nous, et que chacun fait des autres. Et il faut voir comment. C'est pourquoi la poésie est un poste d'observation privilégié sur le langage en général, sur la pensée et sur la société, et d'autant plus qu'on n'en a pas conscience. Il s'agit de réfléchir sur les choses très différentes qu'on met indistinctement dans le mot poésie.
Cette réflexion mène à une critique généralisée de ce qu'on fait et de ce qu'on dit de la poésie. Cette critique de la poésie mène à son tour à une critique de la philosophie, ou d'une certaine philosophie : réfléchir sur ce qu'est un problème poétique, et montrer que ce n'est plus une affaire d'esthétique, seulement pour amateurs de poèmes, mais une affaire d'éthique et de politique. À travers ce qu'on dit et ce qu'on fait de la poésie en France au XXe siècle, spécialement dans les quarante dernières années.
Il ne s'agit pas de faire aimer la poésie, mais de cesser d'être dupe des clichés et des falsifications qui se font passer pour de la poésie. C'est par là peut-être que la poésie retrouvera en France une place qu'elle n'a plus. Contribution au feu de joie qu'il y a à faire avec les langues de bois.
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