Littérature russe à Lagrasse

Le Banquet du Livre de Lagrasse (Aude) a plusieurs sessions dans l'année. Ce printemps, du 14 au 16 mai, il accueille des auteurs russes : Vladimir Sorokine, Léonid Guirchovitch, Vladislav Otroshenko et Vassili Golovanov.
Ainsi nous vous proposons les ouvrages des auteurs présents traduits en français, et une partie de la production des éditions Verdier, dédiée à cette littérature aussi immense et vaste que la terre qui lui donne son nom : la Russie.
Ce sera aussi l'occasion pour les auteurs d'évoquer, non seulement leur oeuvre, mais aussi une vision personnelle de leur pays. Nombreux débats en perspective.
Sur cette page : lectures en préambule ou à suivre, à vous de choisir. Mais à ne pas louper.
Nous autres, paysans ; lettres aux soviets, 1925-1931
Collectif 
Traducteur : Helene Mondon
Editeur : Verdier 
Collection : Poustiaki 
Date de parution : 07/10/2004
Ean : 9782864324256
22 x 14 cm, 150 pages
- Résumé
À la fin des années vingt, les Soviets prennent conscience qu'ils n'auront pas la maîtrise de la Russie, tant qu'ils ne contrôleront pas les campagnes.
Le pays est alors très majoritairement rural, et le monde paysan vit encore en parfaite autarcie, presque complètement coupé de la civilisation urbaine qui lui semble étrangère, sinon hostile.
En 1927, le XVe Congrès du Parti trace la " ligne générale " mise en place et développement d'exploitations agricoles collectives. Deux ans plus tard, Staline décide de brusquer les choses : la collectivisation sera immédiate, totale, forcée.
Par vagues, quelque cinq millions de paysans, prétendument " koulaks " vont être déportés, entre 1929 et 1933, vers l'Oural, la Sibérie, le Kazakhstan. Il en résultera une effroyable famine et la destruction de l'agriculture russe pour des décennies. Le recueil proposé ici se compose de cinquante lettres de paysans russes, adressées à des représentants du pouvoir ou à la Krestianskaïa gazeta (le " Journal paysan ").
Elles montrent le grand malentendu qui s'est installé d'emblée entre le nouveau pouvoir instauré par Octobre 17 et une paysannerie qui, dans son ensemble, n'était pas hostile au changement, voire le souhaitait. Mais pas de la même façon que les Bolcheviks. On sera frappé par l'écriture de ces lettres. Elles mêlent la maladroite naïveté et la franchise colorée d'individus qui viennent, peu ou prou, d'accéder à l'alphabet (rappelons qu'en 1926, plus de la moitié des paysans russes est encore analphabète).
Elles révèlent l'attitude du peuple russe des campagnes à l'égard de toute forme de pouvoir, attitude où se confondent confiance presque enfantine et méfiance quasi viscérale.
Les dernières parutions de l'auteur :
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Nous autres, paysans ; lettres aux soviets, 1925-1931
Collectif 
Traducteur : Helene Mondon
Editeur : Verdier 
Collection : Poustiaki 
Date de parution : 07/10/2004
Ean : 9782864324256
22 x 14 cm, 150 pages
- Résumé
À la fin des années vingt, les Soviets prennent conscience qu'ils n'auront pas la maîtrise de la Russie, tant qu'ils ne contrôleront pas les campagnes.
Le pays est alors très majoritairement rural, et le monde paysan vit encore en parfaite autarcie, presque complètement coupé de la civilisation urbaine qui lui semble étrangère, sinon hostile.
En 1927, le XVe Congrès du Parti trace la " ligne générale " mise en place et développement d'exploitations agricoles collectives. Deux ans plus tard, Staline décide de brusquer les choses : la collectivisation sera immédiate, totale, forcée.
Par vagues, quelque cinq millions de paysans, prétendument " koulaks " vont être déportés, entre 1929 et 1933, vers l'Oural, la Sibérie, le Kazakhstan. Il en résultera une effroyable famine et la destruction de l'agriculture russe pour des décennies. Le recueil proposé ici se compose de cinquante lettres de paysans russes, adressées à des représentants du pouvoir ou à la Krestianskaïa gazeta (le " Journal paysan ").
Elles montrent le grand malentendu qui s'est installé d'emblée entre le nouveau pouvoir instauré par Octobre 17 et une paysannerie qui, dans son ensemble, n'était pas hostile au changement, voire le souhaitait. Mais pas de la même façon que les Bolcheviks. On sera frappé par l'écriture de ces lettres. Elles mêlent la maladroite naïveté et la franchise colorée d'individus qui viennent, peu ou prou, d'accéder à l'alphabet (rappelons qu'en 1926, plus de la moitié des paysans russes est encore analphabète).
Elles révèlent l'attitude du peuple russe des campagnes à l'égard de toute forme de pouvoir, attitude où se confondent confiance presque enfantine et méfiance quasi viscérale.
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