Hommage à Gérard Bobillier, directeur des éditions Verdier

Gérard Bobillier, fondateur et directeur des éditions Verdier, est décédé lundi 5 octobre 2009.
Né en 1945, homme de lettres et d'engagements, il fonde avec Benny Levy et d'autres amis, une maison d'édition en plein coeur des Corbières. En 1979, le village de Lagrasse accueille les éditions Verdier.
Durant 30 ans, il a construit un catalogue exigeant tant en sciences humaines qu'en littérature, éditant Jan Potocka et Pierre Bergounioux, Pierre Michon et Carlo Ginzburg, ou encore Henri Meschonnic, pour ne citer qu'eux.
Compagnon sans faille d'Ombres Blanches, les libraires tiennent à rendre hommage à celui qui fut aussi un des fondateurs du Banquet du Livre à Lagrasse, lieu dédié à l'échange et à la pensée, au livre et au débat.
La sélection proposée ici est un extrait du catalogue qu'il a élaboré pendant 30 ans. Nous vous invitons à consulter le site des éditions Verdier pour plus de découvertes.
A lire aussi : l'hommage de la librairie Tropismes à Bruxelles, et celui de François Bon sur son blog
Nous autres, paysans ; lettres aux soviets, 1925-1931
Collectif 
Traducteur : Helene Mondon
Editeur : Verdier 
Collection : Poustiaki 
Date de parution : 07/10/2004
Ean : 9782864324256
22 x 14 cm, 150 pages
- Résumé
À la fin des années vingt, les Soviets prennent conscience qu'ils n'auront pas la maîtrise de la Russie, tant qu'ils ne contrôleront pas les campagnes.
Le pays est alors très majoritairement rural, et le monde paysan vit encore en parfaite autarcie, presque complètement coupé de la civilisation urbaine qui lui semble étrangère, sinon hostile.
En 1927, le XVe Congrès du Parti trace la " ligne générale " mise en place et développement d'exploitations agricoles collectives. Deux ans plus tard, Staline décide de brusquer les choses : la collectivisation sera immédiate, totale, forcée.
Par vagues, quelque cinq millions de paysans, prétendument " koulaks " vont être déportés, entre 1929 et 1933, vers l'Oural, la Sibérie, le Kazakhstan. Il en résultera une effroyable famine et la destruction de l'agriculture russe pour des décennies. Le recueil proposé ici se compose de cinquante lettres de paysans russes, adressées à des représentants du pouvoir ou à la Krestianskaïa gazeta (le " Journal paysan ").
Elles montrent le grand malentendu qui s'est installé d'emblée entre le nouveau pouvoir instauré par Octobre 17 et une paysannerie qui, dans son ensemble, n'était pas hostile au changement, voire le souhaitait. Mais pas de la même façon que les Bolcheviks. On sera frappé par l'écriture de ces lettres. Elles mêlent la maladroite naïveté et la franchise colorée d'individus qui viennent, peu ou prou, d'accéder à l'alphabet (rappelons qu'en 1926, plus de la moitié des paysans russes est encore analphabète).
Elles révèlent l'attitude du peuple russe des campagnes à l'égard de toute forme de pouvoir, attitude où se confondent confiance presque enfantine et méfiance quasi viscérale.
Les dernières parutions de l'auteur :
Toutes nos tables du libraire
Nous autres, paysans ; lettres aux soviets, 1925-1931
Collectif 
Traducteur : Helene Mondon
Editeur : Verdier 
Collection : Poustiaki 
Date de parution : 07/10/2004
Ean : 9782864324256
22 x 14 cm, 150 pages
- Résumé
À la fin des années vingt, les Soviets prennent conscience qu'ils n'auront pas la maîtrise de la Russie, tant qu'ils ne contrôleront pas les campagnes.
Le pays est alors très majoritairement rural, et le monde paysan vit encore en parfaite autarcie, presque complètement coupé de la civilisation urbaine qui lui semble étrangère, sinon hostile.
En 1927, le XVe Congrès du Parti trace la " ligne générale " mise en place et développement d'exploitations agricoles collectives. Deux ans plus tard, Staline décide de brusquer les choses : la collectivisation sera immédiate, totale, forcée.
Par vagues, quelque cinq millions de paysans, prétendument " koulaks " vont être déportés, entre 1929 et 1933, vers l'Oural, la Sibérie, le Kazakhstan. Il en résultera une effroyable famine et la destruction de l'agriculture russe pour des décennies. Le recueil proposé ici se compose de cinquante lettres de paysans russes, adressées à des représentants du pouvoir ou à la Krestianskaïa gazeta (le " Journal paysan ").
Elles montrent le grand malentendu qui s'est installé d'emblée entre le nouveau pouvoir instauré par Octobre 17 et une paysannerie qui, dans son ensemble, n'était pas hostile au changement, voire le souhaitait. Mais pas de la même façon que les Bolcheviks. On sera frappé par l'écriture de ces lettres. Elles mêlent la maladroite naïveté et la franchise colorée d'individus qui viennent, peu ou prou, d'accéder à l'alphabet (rappelons qu'en 1926, plus de la moitié des paysans russes est encore analphabète).
Elles révèlent l'attitude du peuple russe des campagnes à l'égard de toute forme de pouvoir, attitude où se confondent confiance presque enfantine et méfiance quasi viscérale.
Les dernières parutions de l'auteur :





