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Hommage à Gérard Bobillier, directeur des éditions Verdier

Gérard Bobillier, fondateur et directeur des éditions Verdier, est décédé lundi 5 octobre 2009.

Né en 1945, homme de lettres et d'engagements, il fonde avec Benny Levy et d'autres amis, une maison d'édition en plein coeur des Corbières. En 1979, le village de Lagrasse accueille les éditions Verdier.

Durant 30 ans, il a construit un catalogue exigeant tant en sciences humaines qu'en littérature, éditant Jan Potocka et Pierre Bergounioux, Pierre Michon et Carlo Ginzburg, ou encore Henri Meschonnic, pour ne citer qu'eux.

Compagnon sans faille d'Ombres Blanches, les libraires tiennent à rendre hommage à celui qui fut aussi un des fondateurs du Banquet du Livre à Lagrasse, lieu dédié à l'échange et à la pensée, au livre et au débat.

La sélection proposée ici est un extrait du catalogue qu'il a élaboré pendant 30 ans. Nous vous invitons à consulter le site des éditions Verdier pour plus de découvertes.

A lire aussi : l'hommage de la librairie Tropismes à Bruxelles, et celui de François Bon sur son blog

Cinéma contre spectacle

Jean-Louis Comolli

Editeur : Verdier


Date de parution : 10/09/2009
Ean : 9782864325871
22 x 13 cm, 242 pages
Indisponible
  • Résumé

La sainte alliance du spectacle et de la marchandise s'est réalisée.
D'un pôle, d'un tropique à l'autre, le capital a trouvé l'arme absolue de sa domination : les images et les sons mêlés. Jamais dans l'histoire autant de machines n'avaient donné à autant d'hommes autant d'images et de sons à voir et à entendre. L'aliénation dévoilée par Marx n'est plus seulement ce qui dore la pilule amère de la misère, l'opium du peuple ; elle va au-delà du service rendu au capital.
Elle se sert elle-même. Les spectacles, les images et les sons nous occupent dans le but de nous faire aimer l'aliénation en tant que telle. Le spectacle ne se contente pas de servir la marchandise. Il en est devenu la forme suprême. Se battre contre cette domination, c'est mener un combat vital pour sauver et tenir quelque chose de la dimension humaine de l'homme. Cette lutte doit se faire contre les formes mêmes que le spectacle met en oeuvre pour dominer.
Il nous revient, spectateurs, cinéastes, de défaire maille à maille cette domination, de la trouer de hors- champ, l'ébrécher d'intervalles. Cinéma contre spectacle ? Mais c'est le cinéma qui, dans son histoire, a construit un spectateur capable de voir et d'entendre les limites du voir et de l'entendre ! Un spectateur critique. Cette dimension critique était en jeu dans les six articles parus sous le titre " Technique et idéologie " dans les Cahiers du cinéma (1971-1972).
Ils sont repris ici, pour la première fois depuis ces années cruciales, dans la deuxième partie de l'ouvrage.

Les dernières parutions de l'auteur :


Indisponible

Corps et cadre

Verdier

15/03/2012


Indisponible

Cinéma contre spectacle

Verdier

10/09/2009

38.54 €

Voir et pouvoir

Verdier

18/03/2004

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