Western littéraire

Les jeux de cow-boys et d'indiens ont fait long feu chez les adultes qui les ont transformés en romans. Par le biais d'évènements ou de personnages historiques, par des versions plus modernes de la vie dans l'ouest, les romanciers en ont souvent fait un nouveau terrain de jeu...littéraire. Embarquez-vous dans l'épopée du western.
Rick Bass, Jim Harrison, Cormac McCarthy, Annie Proulx, Thomas Savage... autant d'écrivains qui ont le goût des grands espaces.
Zébulon
Rudolph Wurlitzer 
Traducteur : Isabelle Chapman
Editeur : Christian Bourgois 
Date de parution : 06/05/2010
Ean : 9782267020854
20 x 12 cm, 346 pages
Autres éditions (disponibles ou à paraître) de ce titre :
- Résumé
L'histoire se déroule aux États-Unis, vers 1856, en pleine ruée vers l'or.
Zébulon Shook est un trappeur de l'Arizona. Un jour, il voit arriver dans sa
cabane un couple étrange, un trappeur fou et sa compagne. La rencontre est
sanglante. Avant de mourir, la femme lui jette un sort: il sera condamné à
errer entre les mondes. Il se met à la recherche de sa mère, que son père a
abandonnée pour courir aux mines californiennes. Dans sa quête, il est
accompagné d'Hatchet Jack, son demi-frère. Lorsqu'ils parviennent à
destination, leur mère se révolte contre la chute du prix des peaux de bêtes
qu'elle est venue vendre. Elle est abattue sur le champ. Quelque temps après,
il fait la connaissance d'un « comte » russe et de sa compagne, Delilah, une
ancienne esclave métisse, que Zébulon tente de séduire. S'ensuivent des
échanges de coups de feu. Lorsque Zébulon se réveille, au fond d'un fossé, il
remarque un trou au niveau de son coeur. Sans savoir qui lui a tiré dessus ni
s'il est encore vivant ou déjà mort, Zébulon poursuit sa route vers le sud,
braquant des diligences et des banques pour subvenir à ses besoins. À son
arrivée à Vera Cruz, au Mexique, il retrouve Delilah et le comte. Prétendant
parfaitement connaître la Californie, il accepte de leur servir de guide et
embarque avec eux à bord d'un voilier qui doit les mener au Nicaragua. Mais, ne
parvenant pas à garder ses distances avec Delilah, Zébulonl est banni du
bateau. Il est débarqué au Panama, d'où il parvient finalement à traverser
l'isthme et arriver sur la rive Pacifique. En route, il croise un journaliste
auprès de qui il ne peut se retenir de se vanter d'avoir commis d'abominables
forfaits, se présentant comme le plus sanguinaire des hors-la-loi. Le
journaliste s'empresse d'écrire un article à son sujet. Aussi, lorsque Zébulon
débarque à San Francisco, la ville est couverte d'avis de recherche promettant
une prime rondelette pour sa capture. Zébulon finit par retrouver son père, au
moment même où celui-ci est abattu après avoir mis le désordre dans un saloon.
Zébulon lui-même se retrouve capturé et enfermé dans un « pénitencier
flottant » sur le fleuve Sacramento. Il s'en évade, retrouve Delilah et Hatchet
Jack. Tous se retrouvent poursuivis par le directeur de la prison, un sadique
qui a juré la perte de Zébulon. Le roman se termine dans un saloon sur la côte
de l'Oregon, devant une fresque peinte par un ancien camarade de détention de
Zébulon, qui, de saloon en saloon, illustre sa vie aventureuse de hors-la-loi,
contribuant à le faire entrer de son vivant dans la légende. Après un ultime
échange de coups de feu, impossible de savoir qui de Zébulon ou de Hatchet Jack
a tué l'autre. Quoi qu'il en soit, Zébulon revient à la vie, pour mieux
disparaître semble-t-il. En effet, Delilah étant repartie à bord du voilier et
Hatchet Jack étant mort, il est enfin libéré de tout attachement et du
sortilège qui le condamnait à errer entre les mondes. Rudolph Wurlitzer est né
en 1937 au Texas. Dans les années 1970, il publie trois romans remarqués pour
leur originalité : Nog, son premier roman, en 1969, puis Plans (1970) et
Tremblement de terre (1972). À partir de 1971, il se tourne davantage vers le
cinéma en réalisant le scénario de Macadam à deux voies. Intégralement publié
par le magazine Esquire, ce scénario contribue à la célébrité soudaine de
l'auteur. Il travaille ensuite avec Sam Peckinpah, à qui il a apporté le
scénario de Patt Garett et Billy the Kid. Il poursuit son parcours
cinématographique avec Robert Franck (Candy moutain), Antonioni (Deux
télégrammes) et Bertolucci (Little Bouddha). Il a également écrit un livret
d'opéra pour Philip Glass ainsi que des scripts pour des séries télévisées,
notamment 100 Centre Street dirigée par Sidney Lumet. Son roman Lent fondu au
noir, paru en 1984, se déroule dans le milieu du cinéma. Zébulon marque son
retour à la littérature. Zébulon a servi de source d'inspiration à Jim Jarmush
pour Dead man. « Wurlitzer livre un western mystique, empreint de charmes
disparates et de beauté incantatoire. Cette légende racontée avec fureur
entremêle histoire et mythe au sein d'un conte séditieux. » Publishers Weekly
« Un roman drôle, inquisiteur, [qui] incite les lecteurs à reconsidérer leurs
idées sur la conquête de l'Ouest et la liberté personnelle. » The Wall Street
Journal « Le nouveau western de Rudolph Wurlitzer, onirique et violent, peut se
lire comme une méditation sur la mort. Le romancier est d'ailleurs lui-même en
pleine renaissance. Zébulon, est son premier roman depuis 24 ans, et le
meilleur qu'il ait écrit jusqu'à maintenant. Il s'agit de l'un de ces livres
rares qui, non seulement contiennent de grandes idées, mais qui ont
l'intelligence et l'audace de les accomplir. Hypnotisant. Un western que Céline
aurait pu écrire. » Times Literary Supplement. «Zébulon est un livre dont on
voit le film en le lisant, dont on effectue le casting en le relisant, et
auquel on invente une suite en dormant. Une fable hypnotique, un poème d'amour
mysthique. » Patti Smith «Zébulon est un livre que Fellini aurait pu voler pour
en faire un film majeur. Il aurait repris tous les personnages surréalistes et
hauts en couleurs de Wurlitzer, son langage riche et infiniment imaginatif,
ainsi que son talent de conteur, en jurant que tout était de lui. Mais ce n'est
pas le cas. Tout est de Wurlitzer, qui possède un humour fin et subversif,
inimitable. Ce livre m'a plu infiniment. » Alan Arkin «Si Mel Brooks, William
Burroughs et Jack Smith avaient collaboré à un scénario pour Ramona, et qu'à la
suite d'une brouille ils avaient été remplacés par Guy Maddin, le résultat
serait proche du roman tendre, effrayant, obscène et d'une drôlerie
extravagante de Ruldoph Wurlitzer, Zébulon. Wurlitzer est de retour au meilleur
de sa forme... un sombre délice à déguster ! » John Ashbery PAGE 1
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