Rencontre

Vendredi 13 mars 2020 de 17H00 à 18H30

lieu de la rencontre

Salle de conférences

Écrivains russes aux éditions Verdier

Les musicales franco-russes.

Écrivains russes de notre temps. Dialogue entre Leonid Guirchovitch, Luba Jurgenson, avec Georges Nivat. Rencontre organisée avec les éditions Verdier.

Leonid GUIRCHOVITCH, né en 1948, dans une famille de musiciens, a fait des études de violon au Conservatoire de Saint-Pétersbourg. Il a quitté l’URSS dans les années 70 pour Israël et vit en Allemagne depuis près de 20 ans. Premier violon à l’opéra de Hanovre, son œuvre comprend plusieurs romans et des essais sur la musique. Aux éditions Verdier ont paru Apologie de la fuite (2004), Têtes interverties (2007), Schubert à Kiev (2012) et Meurtre sur la plage (2015).
Luba JURGENSON est née en 1958 à Moscou. Écrivain, traductrice et enseignante, elle codirige, avec Anne Coldefy-Faucard, la collection de littérature russe « Poustiaki » des éditions Verdier. Luba Jurgenson a émigré en France en 1975 à l’âge de 17 ans, après avoir appris le français. Elle a publié en 2014 un essai sur le bilinguisme, Au lieu du péril (Verdier, Prix Valery Larbaud). Toujours aux éditions Verdier, elle a traduit des œuvres de Varlam Chalamov, Léonid Guirchovitch, Sigismund Krzyzanowski, Sergueï Lebedev et de Vladimir Toporov. Son travail de traduction a notamment été récompensé par le Prix Russophonie.


« Je reviens à la différence entre exilé et émigré. Une identité d’exilé est pour moi une sorte d’identité négative – on se définit par rapport à un “chez soi” perdu. En revanche, l’émigration est presque une sorte de patrie, un îlot au sein d’un autre pays, une enclave – une diaspora. Je n’avais pas eu de “chez moi” en Union soviétique. Tandis que l’émigration russe en France, c’était une grande maison, un immense territoire culturel dont l’héritage était plus riche et plus facile à assumer, sur le plan esthétique et politique, que celui de la culture soviétique dans son ensemble. Ce n’est pas que je dévalorisais l’héritage soviétique – j’aurais du mal à dire, par exemple, lequel des 2, Vladimir Nabokov ou Andrej Platonov, a compté davantage – mais je ne me sentais pas une héritière légitime de cette culture-là, entre autres parce que je l’avais fuie, j’avais placé ma vie en-dehors de cette histoire. J’ai donc fini par me forger une identité que je pourrais définir comme “russe émigrée”, et cette identité m’a permis de m’intégrer en France. » Luba Jurgenson in Slavica Bruxellensia.

Cette rencontre se prolongera le samedi 14  mars à la Librairie Le Nom de l’homme de Lagrasse (11).

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