L'année 15 ; journal de guerre

L'année 15 ; journal de guerre

Gianni Stuparich

Editeur : Verdier

Collection : Terra D'Altri

Date de parution : 07/02/2019

EAN : 9782378560089 Nombre de pages : 192 pages

19,00 €

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Biographie

Giani Stuparich, né en 1891 dans le grand port
de l'Empire habsbourgeois qu'était alors Trieste,
est ce qu'il est convenu d'appeler un « écrivain
de frontière » qui s'est formé dans le creuset de
nationalités en ébullitions. Lorsque le conflit
mondial éclate, son frère et lui rejoindront les
troupes italiennes et seront donc considérés
comme déserteurs par les Autrichiens. Giani
Stuparich ne cessera de rêver d'une Europe qui
fédérerait les nationalités. Il meurt à Rome en
1961.

Résumé

En 1930, Stuparich reprend son journal de guerre et décide, tout en en respectant scrupu- leusement le style, d'en faire un livre qui « ne peut ni ne veut être un document historique, mais simplement un témoignage psychologique et personnel de ses premiers mois de guerre ».
Deux mois de tranchées, racontés « jour par jour, et même heure par heure, par un simple soldat ». Telle est, selon les mots de l'auteur, la substance de ces carnets. « Depuis son humble place » Giani Stuparich, volontaire triestin, intellectuel qui s'est enrôlé comme simple soldat dans les troupes italiennes - lesquelles, fauchées par l'artillerie autrichienne, essaient vainement d'arracher à l'ennemi les hauteurs du Carso - dépeint la guerre dans un journal qui « saisit la chose représentée avec une ineffaçable puis- sance », comme le dit Gadda dans sa recension de la première édition du livre en 1931.
« Ferme, retenu, humain », le récit de Stupa- rich restitue l'expérience d'un jeune homme qui affronte l'enfer de la guerre aux côtés de son frère cadet Carlo, avec l'esprit de service et de solidarité que seul un grand idéal peut éveiller.
Mais cet idéal, l'Italie, reste hors de la tranchée, où ne comptent que la conscience d'appartenir à une génération décisive, le sens du devoir hérité de la famille, et l'attachement à la vie décuplé par la présence continuelle de la mort.
Un très beau livre qui mérite de figurer parmi les oeuvres majeures des écrivains de la Grande Guerre.