Les prochaines rencontres
Magali Bardos
Cahier de bidouilles25 février 2012 de 15H00 à 17H00
Claire Dutrait & Matthieu Duperrex
Shanghai Nø City Guide27 février 2012 de 18H00 à 20H00
François Granier
Robots28 février 2012 de 18H00 à 20H00
Djalla-Maria Longa
Mon enfance sauvage29 février 2012 de 18H00 à 20H00
Jacques Rancière
Aisthésis, scènes du régime esthétique de l'art1 mars 2012 de 18H00 à 20H00
Bernard Dréano
La Perle et le Colonel : Réflexions sur le printemps arabe - Suivi de Les insurrections révolutionnaires dans la région Maghreb Machrek, cinq premières leçons2 mars 2012 de 18H00 à 20H00
Michèle Gazier
L'Homme à la canne grise3 mars 2012 de 17H00 à 19H00
Exposition des peintures de Michel Didier
Vernissage le lundi 5 mars à partir de 18H5 mars 2012 de 18H00 à 20H00
Gabriel Colletis
L'Urgence industrielle6 mars 2012 de 18H00 à 20H00
Nathalie Zajdé & Virginie Linhart
Les enfants cachés et La vie après7 mars 2012 de 18H00 à 20H00
Patrick Deville
jeudi 10 novembre 2011 de 18H00 à 20H00
Kampuchéa
SeuilRencontre avec Patrick Deville pour son roman Kampuchéa (Seuil).
Patrick Deville, grand voyageur, esprit cosmopolite, né en 1957, dirige la Maison des Écrivains Étrangers et Traducteurs (MEET) de Saint-Nazaire. Traduite en dix langues son œuvre témoigne dès ses premiers romans de son exigence littéraire laquelle s’épanouira ensuite dans ses récits de voyages et sa passion pour l’ailleurs. Citons – entre autres – Longue vue (Minuit, 1988), La femme parfaite (Minuit, 1995), Pura Vida : vie & mort de William Walker (Seuil, 2004), Equatoria (Seuil, 2009).
« Pour le narrateur du nouveau livre de Patrick Deville, il y a clairement un avant et un après Henri Mouhot, « à tel point que l’Histoire pourrait ici remplacer 1860 par l’année Mouhot, l’année zéro, à partir de laquelle tout événement serait daté en av. HM ou apr. HM. » Quel est donc cet homme qui s’est substitué au comput chrétien ? Un aventurier et chasseur de papillons, « un de ces savants héritiers des Lumières, à la fois entomologiste, botaniste, hydrographe, archéologue », qui un jour de l’an 1860 découvrit au cœur de la jungle khmère les temples d’Angkor. Une civilisation à son apogée au 12e siècle, devenue âge d’or psychologique et identitaire des Cambodgiens et à laquelle le pays – des rois sous tutelle de l’Indochine française au prince rouge Sihanouk en passant par l’Angkar, l’« Organisation » révolutionnaire de Pol Pot – n’a cessé de se référer. […] Deville a voulu replacer la tragédie cambodgienne dans toute l’épaisseur de l’histoire d’un pays qui fut à la fin du 19e siècle quasi dépecé par ses puissants voisins thaï et vietnamien avant d’être colonisé par la France. Entre la découverte par Mouhot des vestiges d’Angkor et les tribunaux internationaux constitués pour juger les génocidaires du peuple khmer, c’est un siècle et demi de tragédie cambodgienne qui a culminé dans l’horreur absolue.[…] Le narrateur enquête sur fond de procès Douch, le tortionnaire du camp S-21. Aucune réponse bien sûr, mais un constat glaçant : la terreur loin d’être le contraire de la vertu en est souvent le bras armé. Pis, la culture est dévoyée en complice. Exilés à Paris, Pol Pot, le frère numéro un, et ses amis les autres « frères numérotés », avant d’adhérer au marxisme, ont biberonné à Rousseau et aux philosophe des Lumières. À son procès, Douch, devant une assemblée perplexe, récite Le loup d’Alfred de Vigny. » Sean J. Rose, Livre Hebdo






