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Les chapitres de ce dossier :

  • Panorama du roman égyptien

    Dans un pays en pleine mutation, l’écrivain égyptien décrit la société, ses maux, ses vices, pour contribuer à la changer. Conscient de son rôle d’éducateur, de formateur des consciences. Longtemps marqué par l’influence des courants européens, l’idéal littéraire égyptien peut être défini aujourd’hui comme l’invention d’une “modernité spécifique”, d’une écriture qui fusionne les diverses influences avec les apports multiples de la tradition autochtone. «Cette forte tension entre contraintes et aspiration à la liberté se traduit de diverses manières: des oppositions très marquées entre avant-gardes et establishment littéraire, une frontière passablement floue entre censure et critique, ou encore un système éducatif très conservateur, qui fait prévaloir des normes linguistiques, morales et esthétiques d’une rigidité telle qu’il ignore à peu près complètement la production littéraire des trente dernières années.» Richard Jacquemond, La Pensée du Midi

  • L'Égypte en langues étrangères
  • Quelques essais essentiels: à la découverte de l'Égypte d'hier et d'aujourd'hui

Muhammad ibn Hasan al-Nawâgî (1386-1455)

Né et mort au Caire (1386-1455). Savant, poète, grammairien et lettré, issu d'une famille originaire de Nawâj, village égyptien d'où vient son nom. Ayant occupé la fonction officielle de professeur de hadith et familier des cercles soufis, il est l'auteur de plusieurs commentaires d'ouvrages connus, ainsi que d'anthologies poétiques appréciées de la haute société de son époque et touchant divers sujets, à la frontière de la littérature et de l'érotisme.

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La Joie du vin : l'Arène du cheval bai (Halbat al-kumayt)
Muhammad ibn Hasan al- Nawâgî, Phébus, 2006

20.00

D'abord intitulé «La joie et la félicité dans la description du vin et des boissons enivrantes», le livre prit sous la virulence des attaques un titre moins épicurien et plus métaphysique. L'Arène, c'est le livre qui recueille comme autant de joutes les propos élogieux des poètes; quant à Kumayt, c'est à la fois une robe particulière de cheval et le vin, auquel du reste on peut imprimer dans sa coupe le mouvement circulaire du coursier dans l'arène, elle-même objet circulant d'un beau parleur à l'autre apportant l'inspiration et l'esprit du banquet.

Car ces séances qui commencent le soir après le repas et se prolongent fort avant dans la nuit, où l'on aborde tous les sujets philosophiques et où est de mise le contact physique entre hommes ancrent les pratiques bachiques arabes au cœur d'une culture méditerranéenne déjà solidement établie dans l'Antiquité classique.

Là, Homère était la référence transmise par des générations de glossateurs; ici, la chaîne de la tradition est le garant d'une parole révélée. On sera émerveillé par la restitution d'une pensée qui tient la forme pour l'égale du fond: le génie de l'arabe, langue où le schème consonantique devient le support de mille figures, rejoint par la traduction, le génie du français, sa souplesse prosodique, syntaxique, lexicale.

 

Texte établi, annoté présenté et traduit de l'arabe par Philippe Vigreux. Calligraphies de Patrick Cutté et Mohamed Idali

9782752901941

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Taha Hussein (1889-1973)

Taha Hussein est sans doute l'un des plus grands écrivains arabes contemporains. Créateur d'une langue et d'idées nouvelles, celui qu'on appelait le «doyen des lettres arabes» fut l'une des figures les plus originales et les plus puissantes de la pensée et de la littérature arabo-islamique.

Né à Maghagha, bourgade de la Moyenne-Égypte, en 1889, et décédé au Caire en 1973, Taha Hussein, issu d'un milieu modeste, perd la vue à l'âge de trois ans à cause d'une conjonctivite mal soignée. La cécité isole l'enfant, mais approfondit sa sensibilité. Cette rencontre précoce avec les méfaits de la pauvreté et de l'ignorance le marquera toute sa vie.

Il apprend le Coran par cœur avant de quitter son village. Il fait ses études à la célèbre université religieuse al-Azhar, puis suit les cours de la jeune université laïque égyptienne. Par chance, il bénéficie d'une bourse d'état pour venir poursuivre ses études à Paris.

Dès son retour en Égypte, il s'est activé à moderniser l'enseignement supérieur et à dynamiser la vie culturelle du pays. Il a également été professeur de littérature arabe à la faculté des Lettres du Caire, doyen de cette faculté en 1930, premier recteur de l'Université d'Alexandrie, qu'il a créée en 1942, contrôleur général de la culture, sous-secrétaire d'État au ministère de l'Instruction Publique, puis finalement Ministre de l'Éducation Nationale.

Romancier, essayiste, critique littéraire, il a marqué plusieurs générations d'intellectuels du monde arabe.

 

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La Traversée intérieure
Taha Hussein, Gallimard, 1992

18.29

Dernier volet de son autobiographie, l'auteur nous apparaît ici tel qu'en lui-même, avec ses faiblesses, son ironie, sa verve et surtout sa sensibilité.

Traduit de l'arabe par Guy Rocheblave

9782070723775

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Au-delà du Nil
Taha Hussein, Gallimard, 1990

6.10

Une sélection de nouvelles et d'essais d'un écrivain égyptien, qui fut également un homme politique et qui resta marqué par son contact avec la culture française.

Traduit de l'arabe par Michel Hayek, Anouar Louca, André Miquel, Jacques Berque et alii.

9782070719518

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Le Livre des jours
Taha Hussein, Gallimard, 1984

7.50

Dans cette autobiographie, Taha Hussein se raconte simplement, avec une incomparable poésie. C'est le récit d'un enfant aveugle devenu homme d'action, dont l'existence a été consacrée à l'éducation d'un peuple ignorant et à faire connaître la culture arabe par-delà les frontières.

Traduit de l'arabe par Jean Lecerf et Gaston Wiet.

9782070700868

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Tawfiq al-Hakim (1898-1987)

Romancier et dramaturge égyptien, auteur de pièces de théâtre symbolistes, Tawfiq al-Hakim est né à Alexandrie dans une famille aisée. Il suit une formation de juriste, d’abord en Égypte, puis en France jusqu’en 1928; substitut du parquet, il abandonne son poste en 1938 pour se consacrer à la littérature. Dès lors, il occupera diverses fonctions dans la haute administration, notamment celle de délégué de l’Égypte auprès de l’Unesco.

Une partie de l’œuvre —abondante— de Tawfiq al-Hakim relève du réalisme: dominée par la critique sociale et politique, elle prend pour sujet principal l’actualité de son pays. Dans cette veine, on lui doit des romans, mais aussi des pièces de théâtre, regroupées sous l’appellation de « théâtre de la société »

L’autre versant de l’œuvre de Hakim, également le plus intéressant, est représenté par son «théâtre conceptuel». Très moderne, lyrique, écrit dans une langue poétique et simple, ce théâtre est influencé par le symbolisme français, notamment par Maeterlinck, et traite des grandes interrogations liées à l’histoire et au devenir de l’humanité, en réinterprétant les textes fondateurs des cultures tant occidentale qu’arabe, mêlant textes mythiques et sacrés et contes populaires.

 

 

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Un substitut de campagne en Égypte : journal d'un substitut de procureur égyptien
Tawfiq al Hakim, Plon, 2009

Collection : Bibliothèque Terre Humaine
18

Voici enfin réédité le maître livre de l'«Oiseau d'Orient», le grand écrivain égyptien Tewfik El Hakim.

 

Nommé en 1928 magistrat à Faraskour, il note dans des carnets ses aventures de justicier au pays des fellahs, avec un humour mordant mêlé à un permanent souci d'humanité et de tolérance. Doué d'un esprit aigu d'observation qu'il met au service de ses enquêtes criminelles, il fait revivre le peuple de la vallée du Nil, avec ses peines, ses joies, et son sens admirable de la solidarité.

 

Un impitoyable réquisitoire contre la misère humaine et la corruption, un portrait déchirant de l'Égypte des humbles, un grand témoignage anthropologique par l'un des géants de la littérature arabe.

Traduit de l'arabe par Gaston Wiet, Zaki M. Hassam

9782271067982

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Naguib Mahfouz (1911-2006)

Retrouvez le dossier qui lui est consacré dans la partie Portraits Littéraires : Naguib Mahfouz.

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Édouard al-Kharrat (né en 1926)

Édouard al-Kharrat est né en 1926, à Alexandrie, de parents coptes originaires de la Haute-Égypte. Romancier, nouvelliste, poète, critique littéraire, critique d'art, il a été l'initiateur, le promoteur et le rassembleur de deux générations d'écrivains égyptiens.

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Les Pierres de Bobillo
Édouard al Kharrat, Éditions Sindbad, 1999

18.14

La nombreuse famille du narrateur, Khadra la servante, Gourgui le sacristain aveugle, Andraos le prêtre, Hamida la lépreuse, les habitants chrétiens et musulmans du village, ainsi que Farah le Bédouin, sont les personnages de ce roman dont le style épouse le mouvement de l'histoire égyptienne pour rendre compte de la complexité du présent.

 

Traduit de l'arabe par Jean-Pierre Milelli

9782742721443

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Alexandrie, terre de safran
Édouard al Kharrat, Actes Sud, 1997

8.50

L'évocation de la terre natale, dans des récits qui s'interpénètrent.

 

 

Traduit de l'arabe par Luc Barbulesco

9782742713813

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Belles d'Alexandrie
Édouard al Kharrat, Actes Sud, 1997

17.99

La figure féminine de l'énigme du monde à travers des scènes de la vie quotidienne égyptienne, des allusions à l'Égypte des années 40. Une sensuelle méditation à la faveur de laquelle se découvre progressivement la déchirante beauté du monde.

 

Traduit de l'arabe par Luc Barbulesco

9782742710355

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La Danse des passions : et autres nouvelles
Édouard al Kharrat, Actes Sud, 1997

11.89
Indisponible

Des nouvelles énigmatiques placées sous le signe de la perte, de l'aliénation et du néant, thèmes classiques du soufisme.

 

Traduit de l'arabe par Marie Francis-Saad

9782742710362

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Yusuf Idris (1927-1991)

Médecin, auteur de romans sur les problèmes sociaux et démographiques de son pays, Yusuf Idris fut le chef de file d'une nouvelle école littéraire basée sur l'expression spontanée, parfois dialectale, l'analyse psychologique et la sensibilité.

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La Sirène et autres nouvelles
Yusuf Idris, Éditions Sindbad, 1986

15.24

Les quatre nouvelles présentées ici sont les premières traductions en français d'un auteur prolifique, célèbre dans tout le monde arabe. «La Sirène» explore les fantasmes d'une jeune paysanne égyptienne fascinée par la capitale et les voix intérieures qui l'habitent, et la feront se perdre. «Au fond de la ville», à travers les émois d'un juge saisi par une débauche ancillaire, entraîne le lecteur dans les abysses du Caire. «L'Étranger » décrit le trouble et le désir de meurtre gratuit chez un adolescent que fascinent les héros du monde de la nuit. «Voyage», enfin, bref et émouvant, emmène au bout de l'amour et de la mort.

 

 

Traduit de l'arabe par Luc Barbulesco et Philippe Cardinal

9782727401377

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Nawal al-Saadawi (née en 1931)

Née en 1931 à Kafr Talha, médecin de profession, Nawal al-Saadawi est l'auteure de nombreux ouvrages. Engagée depuis toujours dans la lutte pour la démocratie et les droits des femmes, elle s'est aussi attaquée régulièrement à l'obscurantisme religieux. Accusée d'apostasie, elle a quitte son pays en 2007 suite aux pressions dont elle était l'objet.

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Zina, le roman volé
Nawal al- Saadawi, L. Pire, 2008

20.00

Orpheline de père, Zina a été abandonnée à la naissance par sa mère, Boudour. Fille des rues, elle devient pourtant, grâce à son charme et son talent, une chanteuse adulée par tous. Mais lorsque Ahmad, chef d'un groupe extrémiste, tombe amoureux de cette beauté indomptable, le conte de fées bascule...

Boudour, de son côté, ne s'est jamais remise de son geste. Après avoir vécu sa seule passion avec le père de Zina, tué en prison, elle a choisi de se ranger. Le roman qu'elle écrit lui offre son seul espace de liberté; elle y couche ses fantasmes, confondant souvent rêve et réalité.

Fidèle aux thèmes qui lui sont chers et qu'elle nous livre ici avec puissance et poésie, Nawal al-Saadawi n'hésite pas à dénoncer la situation des enfants des rues et le mépris avec lequel la femme arabe est, parfois encore, traitée.

Traduit de l'arabe par par Houda Ben Ghacham

9782874159725

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Ferdaous, une voix en enfer
Nawal al- Saadawi, Des Femmes, 2007

10.00

«Ils m'ont condamnée à mort non parce que j'ai tué -car il y a des milliers de gens qui tuent chaque jour-, non, ils m'ont condamnée à mort parce qu'ils ont peur que je vive. Ils savent que si je vis, je finirai par les tuer. Et de fait, ma vie signifie leur mort, et ma mort leur vie. Or ils sont assoiffés de vie et la vie pour eux, c'est un surcroît de crimes, un surcroît de richesses. Moi, j'ai vaincu la vie, j'ai vaincu la mort; je ne recherche pas la vie et je ne crains pas la mort. Je ne recherche rien, je n'espère en rien, je n'ai peur de rien, cela, parce que je jouis de ma liberté!»

Description de la société égyptienne à travers l'histoire de Ferdaous, une détenue condamnée à mort pour avoir tué un proxénète.

 

 

Traduit de l'arabe par Assia Djebar et Assia Trabelsi. Préface de Assia Djebar

9782721005489

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Ibrahim Aslân (né en 1935)

Fils d'un employé des postes de Tanta, Ibrahim Aslân est né en 1935. Adolescent, il apprend l'art de la tapisserie; plus tard, il devient facteur de campagne, avant d'être promu au Caire. Il travaille actuellement dans le journalisme. Ibrahim Aslân est avec Gamal Ghitany, Sonallah Ibrahim et Abdel Hakim Qassem l'une des grandes voix de la "génération des années soixante"; qui a puissamment contribué au renouvellement du roman arabe.

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Équipe de nuit
Ibrahim Aslân, Actes sud, 2000

12.04

Par une nuit de Nouvel An, dans un bureau de poste, quelques employés sont de garde... En quinze tableaux, l'auteur évoque avec une douce mélancolie la vie quotidienne des Cairotes

Traduit de l'arabe par Amina Rachid et Arlette Tadié

9782742720293

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Kit-Kat café
Ibrahim Aslân, Actes sud, 2004

20.00

Dans un quartier populaire du Caire situé au bord du Nil, l'écrivain Youssef en-Naggâr côtoie chaque jour des hommes et des femmes tout entiers occupés par les soucis et les menus plaisirs de la vie quotidienne, et pourtant si pittoresques avec leurs disputes interminables, leurs amours contrariées et les petites combines qui leur permettent de survivre. Tenté d'en faire les personnages d'un roman, de décrire par le détail les activités, les ruelles, les vieux bâtiments du quartier, dont le fameux café Kit-Kat jadis fréquenté par le roi lui-même, il se trouve soudain happé par une autre réalité, celle des manifestations étudiantes contre la corruption et la vie chère.

Kit-Kat Café a été jugé à sa parution comme le chef-d'œuvre du «nouveau roman» en Égypte et a valu à l'auteur sa notoriété. En 1991, Daoud Abdel Sayed, un cinéaste égyptien de la nouvelle vague, en a tiré un très beau film.

Traduit de l'arabe par Arlette Tadié

9782742749058

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Mohammed el-Bisatie (né en 1937)

Né en 1937 à Gammaliyya, près de Port-Saïd, Mohammed el-Bisatie a publié depuis 1967 sept recueils de nouvelles et huit romans qui l'ont placé au premier rang des écrivains arabes de sa génération. Actes Sud a publié La Clameur du lac (1996), ouvrage pour lequel il a obtenu l'un des plus grands prix littéraires égyptiens, Derrière les arbres (2000) et Les Bruits de la nuit (2003).

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Les Bruits de la nuit
Mohammed el- Bisatie, Actes sud, 2003

20.00

Badria n'a guère connu son mari, un homme taciturne qui se louait comme journalier aux entrepreneurs de la région: peu après leur mariage, il est tombé au champ d'honneur. Ne restent à Badria qu'un coffre où elle a rassemblé quelques objets et une pension qu'elle va toucher chaque mois au bourg le plus proche, en compagnie d'autres veuves. Son existence, rythmée par ce rendez-vous, s'étire avec lenteur au fil des ans.

Et puis, un jour, on la voit cheminer vers la gare et, avant de prendre le train, s'arrêter sous un auvent où Henedi, un homme qu'elle a connu dans son enfance, fabrique des paniers de palme. À partir de cette rencontre, ses souvenirs commencent à affleurer, et chaque séquence nous livre les pièces d'un puzzle que nous ne parviendrons jamais à reconstituer.

On retrouve dans ce court roman ce qui fait le charme des récits de Bisatie: un style épuré où l'analyse psychologique n'a pas sa place ; des silences entre les mots, des questions sans réponses, des trous de mémoire ; une évocation toujours subtile de l'histoire récente du pays ; et surtout ces personnages humbles et attachants qui apparaissent, disparaissent, puis resurgissent avant de mourir, comme pour conclure une histoire suspendue.

Traduit de l'arabe par Edwige Lambert

9782742741335

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Derrière les arbres
Mohammed el- Bisatie, Actes sud, 2000

15.09

Moussad surprend sa femme dans les bras du fils du boucher. Il se lance aux trousses de l'amant, décidé à le tuer pour laver son honneur. La poursuite haletante connaîtra une issue inattendue.

Traduit de l'arabe par Edwige Lambert

9782742725175

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Raouf Moussad-Basta (né en 1937)

 

 

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L'Œuf de l'autruche
Raouf Moussad-Basta, Éditions Sindbad, 1997

22.56
Indisponible

Né vers la fin des années 30 à Port-Soudan, mais de nationalité égyptienne, l'auteur donne à lire les détails les plus intimes de son trajet personnel, rendant compte de l'errance d'un intellectuel arabe, ballotté au gré des modes idéologiques.

Traduit de l'arabe par Yves Gonzalez-Quijano

9782742713929

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Mohammed Mostagab (né en 1938)

Né en 1938 à Deyrouth, en Haute-Égypte, Mohammed Mostagab a été ouvrier agricole, aide-couturier, aide-calligraphe, planton dans un laboratoire cinématographique, manœuvre puis scribe à la Compagnie du haut barrage à Assouan, avant d’être embauché comme agent administratif à l’Académie de langue arabe. Connu surtout comme nouvelliste et chroniqueur, il a obtenu, en 1984, le prix national égyptien des Lettres pour son récit Les Tribulations d’un Égyptien en Égypte.

 

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Les Tribulations d'un Égyptien en Égypte
Mohammed Mostagab, Actes Sud, 1997

11.43
Indisponible

En dix courts chapitres, l'auteur retrace les aventures drolatique d'un citoyen ordinaire, sorte de Candide de la vallée du Nil. L'humour est présent dans ce texte inspiré de contes populaires et de prosateurs arabes de l'âge classique et au style volontairement grandiloquent.

 

Traduit de l'arabe par Stéphanie Dujols et Nashwa el-Azhari

9782742711888

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Khayri Shalabi (né en 1938)

Né en 1938, Khayri Shalabi occupe une place à part parmi les écrivains de la "génération des années 1960". Autodidacte, il a exercé toutes sortes de petits métiers avant de devenir, à trente ans passés, journaliste puis écrivain. Conteur à la mémoire prodigieuse, il a développé une écriture très originale, imprégnée d'oralité, au long d'une œuvre prolixe (plus de trente titres), très tardivement reconnue.

 

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Le Temps du kif
Khayri Shalabi, Éditions Sindbad, 2006

24.00

Le héros de ce roman, Saleh Heissa (Saleh Barouf), est le mystérieux garçon en chef d'une fumerie de haschich située au centre du Caire, dans une enclave de vieilles bâtisses effondrées jouxtant les quartiers chic. Pour y accéder, plusieurs voies sont possibles, toutes peuplées de personnages pittoresques, et toutes semées d'embûches. Mais à l'intérieur de cette masure en brique de terre séchée, loin des yeux de la police, c'est le plaisir des histoires partagées, des volutes de fumée sortant des narghilehs et des recharges farcies au haschich qu'on s'échange avec civilité.

En ces années 1970, juste après la mort de Nasser, les intellectuels bohèmes qui fréquentent la fumerie sont fascinés par Saleh. Qui est au juste cet homme étrange? Un gueux ou un prince? Ne serait-il pas plutôt le fils d'un notable déchu? L'énigme ne cesse de s'épaissir jusqu'au dénouement final.

Dans la littérature égyptienne d'aujourd'hui, Khayri Shalabi représente une tendance néoréaliste dans la lignée de Naguib Mahfouz. Le naturalisme chez lui cède le pas à une évocation tendre et souvent moqueuse du petit peuple du Caire, des marginaux, du kif, de l'engagement des intellectuels et de leur désengagement.

Traduit de l'arabe par Frédéric Lagrange

9782742759064

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Saïd al-Kafrawi (né en 1939)

Saïd al-Kafrawi est né à Kafr Higazi, près d'Al-Mahalla, en 1939. Il est le nouvelliste égyptien le plus célèbre de sa génération, grâce à ses sept recueils publiés à partir de 1984

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Le Kiosque à musique
Saïd al Kafrawi, Actes sud, 2002

18.90

Dans les nouvelles de Saïd al-Kafrawi, le décor, est très souvent suranné: tapis anciens, tentures empesées, dorures ternies, photographies d'autrefois, bibelots d'un autre âge... Un amas de vieilleries où le temps semble retenu prisonnier. Et comme les objets qui les entourent, les personnages évoluent dans une sorte de torpeur: usés par les années, ils ont le regard suspendu au-dessus de leur passé. Aucun appesantissement cependant. Aucune exaltation du mythe de l'enfance (ou de la jeunesse) perdue. Il s'agit plutôt de saisir la vision ténue de quelques instants d'éclat conservés au creux de la mémoire. Lorsqu'on lit le recueil de bout en bout, on a l'impression que la narration, dans sa diversité, est toujours en trompe-l'œil, que subrepticement le lecteur est entraîné hors du récit vers les zones d'ombre de la conscience, les espaces de la contemplation et de l'introspection.

Traduit de l'arabe par Stéphanie Dujols

9782742736904

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Nabil Naoum (né en 1944)

Après des études scientifiques au Caire, Nabil Naoum s'installe à New York où il travaille en tant qu'ingénieur pendant dix ans. Il écrit parallèlement des nouvelles qui paraissent dans quelques magazines littéraires égyptiens, avant de publier son premier roman en 1977. Il revient au Caire en 1979 pour tenir une galerie d'art, tout en se consacrant plus intensément à l'écriture. Naît une série de de nouvelles où règnent l'ironie et la justesse, dans une atmosphère détachée de toute allusion au réel, dans un espace-temps indéterminé. Les personnages sont traités avec la même absence de détails, leurs contours se dessinent au fil de l'histoire. Nabil Naoum écrit également des essais sur l'art arabe contemporain et la photographie.

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Moi, Toutankhamon, reine d'Égypte
Nabil Naoum, Éditions Sindbad, 2005

18.50

La jeune Tout, sœur d'Akhenaton, a été mise sur le trône d'Égypte et est devenue le pharaon Touthankhamon. Suite à sa liaison avec le commandant des armées Horemheb, elle tombe enceinte. Les prêtres d'Amon découvrant sa grossesse l'emprisonnent et annoncent sa mort. Enfermée, elle se souvient de sa vie et de ses souffrances, des attentions et de la trahison de son amant, des manœuvres des prêtres...

 

Traduit de l'arabe par Luc Barbulesco

9782742755325

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Les Rivages de l'amour
Nabil Naoum, Actes sud, 2003

14.00

Entre les rivages de la mer Rouge et Paris, entre l'Égyptien cosmopolite et viveur, protagoniste de ce roman, et d'autres personnages, hommes et femmes, européens ou égyptiens, mus par l'ambition ou la quête du plaisir, se tissent les liens d'un récit fait de portraits en mouvement, de gestes, de regards, de sourires.

Sous nos yeux, se nouent, se dénouent, se croisent et s'enchevêtrent à l'envi des relations amoureuses observées avec une subtile ironie. Et, au moment même où elle l'enchante par sa légèreté, cette représentation de la comédie humaine a déjà, sans coup férir, engagé le lecteur dans une exploration de ces incertaines zones-frontières de l'âme, où se déploient les jeux complexes de l'attachement, de la séduction et du désir.

Traduit de l'arabe par Luc Barbulesco

9782742743797

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Corps premier
Nabil Naoum, Actes sud, 1998

14.94

Fouad, archéologue de son propre passé, explorateur sensuel du monde féminin, provoque une réflexion sur le temps, les corps et les morts.

 

Traduit de l'arabe par Luc Barbulesco

9782742716616

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Retour au temple
Nabil Naoum, Actes sud, 1991

16.77
Indisponible

De retour dans son pays, un Égyptien occidentalisé découvre l'exploitation du patrimoine archéologique de sa terre natale.

 

Traduit de l'arabe par Richard Jacquemond

Indisponible chez l'éditeur

9782868697189

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Gamal Ghitany (né en 1945)

Gamal Ghitany est né en 1945 à Gamaliya, un quartier du vieux Caire qui sert souvent de cadre à ses romans. Il a une vingtaine d’années quand il est incarcéré en 1966 pour raisons politiques pendant six mois, épisode qui inspirera plusieurs de ses livres. Correspondant de guerre, il se rend sur les frontières israélienne et Iran-Irak.

S’appuyant sur l’héritage littéraire arabe, il apporte un souffle radicalement nouveau, renouvelant la structure et le ton de la littérature arabe classique. Rédacteur de la section littéraire du quotidien Akhbar al-yawm, il est le fondateur et le rédacteur en chef de la revue littéraire Akhbar al-Adab qui, depuis 1993, est l’un des forums intellectuels et littéraires les plus importants du monde arabe.

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Les Poussières de l'effacement : carnets V
Gamal Ghitany, Seuil, 2008

24.00

Que reste-t-il dans la mémoire une fois que l'oubli a fait son œuvre? Comment garder trace de ceux que nous avons croisés, des êtres qui nous étaient chers, des femmes que nous avons aimées, des lieux que nous avons traversés? Comment arracher au néant les instants passés? Comment conjurer la fuite du temps?

Arrivé à la soixantaine, un homme décide de poser sur le papier tous ses fragments de souvenirs et d'explorer sa mémoire à la recherche des poussières qui ont résisté à l'effacement. Quartiers du vieux Caire, lieux de l'enfance, rencontres, éveil des sens, voyages, les chemins qu'emprunte Ghitany sont tantôt faits de récits, de contes, d'anecdotes où prime l'émotion, tantôt de questionnements sur les paradoxes de l'oubli ou le mystère de l'effacement ultime, quand notre conscience fusionne avec l'absolu.

Il naît de ces pages une émotion et une profondeur qui font de Gamal Ghitany un des plus grands écrivains de langue arabe.

Traduit de l'arabe par Khaled Osman

9782020847902

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La Mystérieuse Affaire de l'impasse Zaafarâni
Gamal Ghitany, Actes sud, 2007

9.00

Dans un quartier populaire du Caire, un mal étrange frappe soudain tous les hommes d'une impasse dans ce qu'ils ont de plus précieux..., leur puissance sexuelle. L'initiateur autoproclamé du phénomène est un cheikh énigmatique et difforme qui installe son emprise sur l'impasse et ambitionne de l'étendre rapidement au monde entier. De plus en plus agitées, les femmes n'ont de cesse de démasquer le seul homme qui, au dire du mystique, aurait été épargné par la malédiction...

Avec une formidable virtuosité stylistique, Gamal Ghitany donne la voix à tous les protagonistes de l'affaire au fil d'une polyphonie surprenante qui accentue l'extravagance de la situation autant qu'elle en exalte l'humour. Une farce grave en forme de réflexion sur le pouvoir et la liberté individuelle, sur l'intégrisme, sur les pesanteurs de la tradition et la tentation de la modernité.

 

 

Traduit de l'arabe par Khaled Osman

9782742772155

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Au plus près de l'éternité
Gamal Ghitany, Seuil, 2007

17.00

Dans ce court récit autobiographique, Ghitany s'attache à un événement dramatique: l'opération à cœur ouvert qu'il a eu à subir à l'âge mûr. Une expérience terrifiante pour le corps mais stimulante pour l'âme, puisqu'elle invite l'auteur à faire un bilan de sa vie.

L'éternité dont il est question dans le titre est évidemment celle qui se profile avec les risques inhérents à l'opération, mais il n'y a là nulle morbidité: fidèle en cela à l'esprit de l'antique civilisation égyptienne, Ghitany aborde cette éventualité comme un possible voyage, auquel il convient de se préparer. Il se livre alors à une profonde exploration de soi avec le souci d'égrener les principales étapes de son existence, en revenant sur les événements tragiques comme la mort de ses frères nés avant lui et, bien sûr, celle de son père, événements déjà évoqués avec lyrisme dans Le Livre des Illuminations, mais rappelés ici avec une concision dictée par l'urgence où l'émotion est intensément présente.

 

 

Traduit de l'arabe par Khaled Osman

9782020691659

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Le Livre des illuminations
Gamal Ghitany, Seuil, 2005

35.00

De retour d'un voyage hors d'Égypte, le narrateur apprend que son père est décédé durant son absence; c'est l'occasion pour lui, après une période de tourments, de se pencher sur ce que fut la vie de cet homme modeste et digne, à l'occasion d'un long périple intérieur. Déféré devant le Divan, instance mystique qui régit les destinées du monde, il reçoit l'autorisation de voyager en illumination, c'est-à-dire de balayer les lieux et les époques en assistant à diverses manifestations surnaturelles. Il a ainsi l'occasion d'incarner des personnalités relevant d'autres temps, de visionner des événements qu'il n'a pu vivre dans son existence terrestre, ou encore de dialoguer avec des êtres animés ou inanimés. Écrit dans une langue à la fois simple et somptueuse, Le Livre des illuminations est un chef-d'œuvre par son invention d'une forme romanesque spécifiquement arabe, à la fois autobiographie poignante et conte polyphonique explorant les méandres de l'âme égyptienne.

 

 

Traduit de l'arabe présenté et annoté par Khaleb Osman

9782020558075

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L'Appel du couchant
Gamal Ghitany, Seuil, 2004

7.50

En pleine nuit, dans son modeste logement du Caire, le jeune Ahmad ibn Abdallah entend soudain une voix venue de nulle part. Elle lui intime l'ordre de se mettre en marche et de suivre la course du soleil.

C'est là le début d'une suite d'aventures extraordinaires, une traversée de l'espace et du temps pleine de surprises et de beauté. Tour à tour caravanier, hôte d'une oasis ignorée des cartes, voyageur solitaire, prince d'un incroyable empire voué à l'adoration des oiseaux, Ahmad achève son périple au bord de l'Océan où son jumeau d'Occident, Jamâl ibn Abdallah, recueille ses confidences...

Conte initiatique, fable magique dans la grande tradition des Mille et une Nuits, L'Appel du couchant est aussi la satire pleine d'humour des absurdités qui minent les régimes politiques des pays arabes.

 

Traduit de l'arabe par Valérie Creusot

9782020635233

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L'Épître des destinées
Gamal Ghitany, Seuil, 2001

6.95

Nous sommes dans les années 70, lorsque l'Égypte paraît traverser une période noire de son histoire: la paix revenue, le pays s'ouvre à une économie nouvelle qui change les mentalités. Les notions d'argent facile et de succès prennent alors le pas sur les valeurs morales, les savoirs et les comportements traditionnels. Dans le dédale des rues du Caire, une multitude de personnages se croisent, jonglant entre trafics et corruption. Quant à ceux qui choisissent l'exil, ils se retrouvent bien souvent sous le coup de menaces d'expulsion et d'arrestation...

Gamal Ghitany évoque ici avec lucidité et compassion ces personnages au destin inattendu, surprenant, qui perdent leur âme en quête de profit et de consommation.

 

Traduit de l'arabe par Edwige Lambert

9782020512282

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Mohamed Salmawy (né en 1945)

Mohamed Salmawy, né au Caire en 1945, est une figure de premier plan de la scène littéraire arabe. Fondateur et rédacteur en chef de l'hebdomadaire francophone Al-Ahram Hebdo, il est considéré comme l'un des grands dramaturges égyptiens contemporains. Mohamed Salmawy est également l'auteur de plusieurs recueils de nouvelles. Perles de colère est son premier roman.

 

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Perles de colère
Mohamed Salmawy, Écriture, 2009

16.95

Cinq jours-clés de la vie de Nisrine Houri, écrivaine et poètesse palestinienne. Mariée à l'âge de 18 ans, elle s'éveille simultanément à l'amour charnel et à l'orgueil national. À travers sa vie, un demi-siècle d'histoire, de la première guerre arabo-israélienne de 1948, aux accords de Camp David en 1979, jusqu'au dénouement.

Traduit de l'arabe par Soheir Fahmi

9782909240886

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Ibrahim Abdel-Méguid (né en 1946)

Né en 1946 dans un quartier populaire d’Alexandrie, Ibrahim Abdel Méguid, après avoir obtenu une licence de philosophie, se consacre très jeune à la littérature. Ibrahim Abdel Méguid a écrit entre autres les romans Al-Massafate (Les Distances, 1982), Al-Sayad wal yamam (Le Chasseur et les colombes, 1985), ainsi que 4 recueils de nouvelles. L’autre Pays (Al-Balda al-okhra), publié en 1991 en Égypte, fit sensation lors du Salon international du livre du Caire lors de sa parution. Il a reçu le prix Naguib Mahfouz, décerné par l’Université américaine du Caire en 1996 pour ce roman paru aux éditions Actes Sud en 1994. En 2000, paraît chez Actes Sud, La Maison aux jasmins (Bayt al yasmin).

En 1996, Personne ne dort à Alexandrie obtient le Prix du Salon du Livre du Caire et en 2001, il est publié en France chez Desclée de Brouwer. Grand roman qui trace l’histoire de l’Alexandrie cosmopolite de la deuxième moitié du XXe siècle. Ce roman a été adapté en feuilleton pour la télé égyptienne.

Ses romans les plus récents sont Toyour al-anbar (Les Oiseaux d’ambre, 2000), traduit aux Presses de l’AUC du Caire, Borg al-azraa (Le Signe de la Vierge, Al-Chourouq 2003), et Atabet al-bahga (Au seuil du plaisir, 2005) paru en 2009 aux éditions Folies d’encre. Ce dernier roman est celui de l’errance, et celui de l’amitié qui aide à lutter contre les angoisses contemporaines

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Au seuil du plaisir
Ibrahim Abdel-Meguid, Folies d'encre, 2009

14.00

Deux héros, Ahmed et Hassa, errent dans le monde et balancent entre sentiment d'exil intérieur et soif de vivre. Liés par une profonde amitié, ils tentent de conjurer leurs propres angoisses et la brutalité sociale qui l'accompagne en s'inventant un espace de bonheur.

 

Traduit de l'arabe par Hoda Fourcade

9782907337588

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Personne ne dort à Alexandrie
Ibrahim Abdel-Meguid, Desclée De Brouwer, 2001

24.90

Magdeddine, homme de Dieu, et son épouse Zahra, victimes d'un passé qui les rattrape, sont contraints de quitter leur village et de gagner Alexandrie au moment même où, très loin de là, Hitler s'apprête à envahir la Pologne.

D'abord étonnés par un monde qui leur échappe, ils finissent par nouer des amitiés solides et sont happés dans une ville bouillonnante, où les agitations de la vie quotidienne, le rythme des fêtes religieuses, les derniers spectacles en vogue étouffent la rumeur de l'Histoire.

Magdeddine le musulman se lie d'amitié avec Damien, copte généreux et volubile. Les deux amis travaillent à la restauration des voies ferrées, puis doivent bientôt gagner le désert d'Al-Alamein, tandis que les raids italiens se succèdent dans le ciel d'Alexandrie, et que grondent au loin les canons de Rommel...

Dans ce roman historique haletant, qui obtint en 1996 le prix du Salon du Livre du Caire, Ibrahim Abdel-Méguid fait se rencontrer de plein fouet la violence de la Seconde Guerre mondiale et la vie savoureuse et contrastée de l'Égypte.

 

Traduit de l'arabe par Soheir Fahmi avec la collaboration de Pierre Chavot

9782220044316

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L'Autre pays
Ibrahim Abdel-Meguid, Actes Sud, 1994

22.56

Éxilé volontaire en Arabie saoudite, un jeune Égyptien découvre la cruauté d'une réalité sociale concernant des millions d'individus dans le monde arabe.

Traduit de l'arabe par Catherine Tissier-Thomas

9782742703036

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La Maison aux jasmins
Ibrahim Abdel-Meguid, Actes Sud, 2000

15.24

Un jeune égyptien de la petite bourgeoisie va perdre peu à peu ses illusions et ses scrupules. Une réflexion corrosive sur les ravages du capitalisme sauvage.a

Traduit de l'arabe par Nashwa al-Azhari

9782742726424

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Salwa Bakr (née en 1949)

Salwa Bakr est né au Caire en 1949. Fille d'un employé des chemins de fer, elle fait des études supérieures d'histoire de la littérature avant de se lancer dans l'écriture vers le milieu des années 70. Salwa Bakr vit plusieurs années à Chypre avec son mari où elle travaille comme critique de films en langue arabe. À partir de 1986, elle retourne vivre en Égypte où elle se concentre pleinement à l'écriture tout en s'impliquant davantage dans la sphère politique, convaincue du rôle prépondérant de la littérature féminine dans l'évolution de la société égyptienne.

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Les Messagers du Nil
Salwa Bakr, Esprit des péninsules, 2003

19.50
Epuisé

À la fin du XIXe siècle, les paysans égyptiens, musulmans et chrétiens, se rebellent contre l'autorité du calife et refusent d'acquitter l'impôt foncier. Le sacristain Bédeir et le diacre Thawna quittent leur monastère copte pour une périlleuse mission auprès des Bachmouris, les chrétiens du delta du Nil. Un roman picaresque qui délivre un message de tolérance.

Traduit de l'arabe par Élizabeth Chéhata

9782846360364

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Mahmoud Wardany (né en 1950)

Mahmoud Wardany, né en 1950 au Caire, s'initie à l'écriture littéraire dès la fin des années 1960 avant de s'engager dans le militantisme politique. Renouant ensuite avec la littérature, il publie en 1983 un premier recueil de nouvelles, puis un premier roman, Nawbat rogou' ("Sonnerie au retour", 1990), sorte de contre-histoire de la guerre d'octobre 1973. Journaliste à l'hebdomadaire littéraire Akhbar al-Adab depuis sa création (1993), il a ensuite publié cinq autres romans qui l'ont imposé comme un des auteurs majeurs de sa génération.

 

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La Prairie parfumée
Mahmoud Wardany, Éditions Sindbad, 2007

21.00

Après huit années passées en Allemagne à préparer un doctorat qu'elle n'a pas achevé, Eqbal Bakri, une des leaders du mouvement étudiant égyptien du début des années 1970, rentre précipitamment en Égypte pour revoir sa mère mourante.

Eqbal se réinstalle dans la chambre de son enfance et partage le vieil appartement familial avec Chaker, son frère aîné. Celui-ci a travaillé une dizaine d'années au Qatar; peu après son retour, il a perdu toute son épargne dans la faillite d'une banque islamique, ce qui a précipité son divorce. Il se consacre à un vieux rêve: l'écriture d'un scénario sur la révolte d'Ahmad Orabi en 1882, qui déboucha sur l'occupation anglaise du pays. Mais il trouve un emploi au Koweït, où il part avant de terminer son projet.

Le roman accompagne Eqbal dans sa difficile réadaptation à une Égypte socialement et politiquement transformée, où ses anciens camarades des années militantes se sont rangés et dispersés. Sans forcer le trait, en évoquant tour à tour l'échec de la révolte d'Orabi et celui, un siècle plus tard, du mouvement progressiste arabe, il est hanté par la question qui taraude les élites arabes contemporaines: "Comment en sommes-nous arrivés là?"

Traduit de l'arabe par Richard Jacquemond

9782742765942

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Somaya Ramadan (née en 1951)

Née au Caire en 1951, Somaya Ramadan a vécu une dizaine d'années en Grande-Bretagne et en Irlande, à Dublin, où elle a soutenu une thèse sur la littérature irlandaise. Rentrée au Caire, elle se consacre à l'enseignement de la littérature anglaise, à la critique littéraire et à la traduction. Elle a publié deux recueils de nouvelles et courts récits : Bois et cuivre (1995) et Les Phases de la lune (1999). Son premier roman, Feuilles de narcisse (2001), a reçu le prix Naguib Mahfouz.

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Feuilles de narcisse
Somaya Ramadan, Éditions Sindbad, 2006

18.00

Une jeune Égyptienne partie étudier en Irlande sombre rapidement dans la "folie". Mais l'exil de l'héroïne est intérieur autant que physique et son sentiment d'étrangeté aussi vif ici que là-bas. Dès l'enfance, dans une famille bourgeoise et feutrée, Kimi est hantée par la peur de ne pas savoir se tenir dans les cadres du conte de fées que l'on a soigneusement tracés pour elle. Avec le temps et la distance, le fossé se creuse entre elle et son monde "familier", entre les attentes de son entourage et ce qu'elle est devenue... Quand elle finit par rentrer chez elle, sa mère, lointaine, comme retranchée derrière une paroi de verre, refuse de voir la dérive cauchemardesque de sa fille. Seule Amna, la nourrice que l'on dit "stupide" et "têtue comme une mule", a gardé un lien d'intimité avec elle. Analphabète, elle lui tend la clef d'une autre mythologie, orale et populaire, qu'elle fait résonner avec les mythes grecs et la littérature irlandaise, britannique ou autres, dont elle est pétrie.

Le roman s'ouvre et se termine par l'expression "peut-être", qui ponctue aussi le fil éclaté de la narration: une multitude de points de vue, de séquences et de flash-back disloqués qui s'entrecroisent, comme autant de fragments de feuilles écrites, déchirées, récrites...

 

Traduit de l'arabe par Stéphanie Dujols

9782742761135

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Alaa El Aswany (né en 1957)

Né au Caire en 1957, Alaa El Aswany a fait ses études secondaires dans un lycée égyptien de langue française et a également étudié aux États-Unis. Dentiste de formation, il exerce ce métier au Caire avant de devenir célèbre en tant qu'auteur.

Écrivain réaliste, Alaa El Aswany dessine un portrait riche et foisonnant de la société égyptienne, tout en s'engageant pour le développement de la démocratie et de la liberté. Son habileté à capturer la vie foisonnante de son pays natal dans toute sa diversité a amené des comparaisons au Prix Nobel de littérature Naguib Mahfouz.

Son roman L'Immeuble Yacoubian, paru en 2002 est un véritable phénomène d'édition dans le monde arabe et est rapidement traduit dans une vingtaine de langues, en plus de faire l'objet d'une adaptation cinématographique.

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Chicago
Alaa el Aswany, Actes sud, 2009

9.50

C'est dans la mythique et sulfureuse ville de Chicago, dans le microcosme d'un département d'université, qu'Alaa El Aswany recrée une «little Egypt» en exil. Avec son art de camper de multiples personnages et de bâtir des intrigues palpitantes, il compose un magnifique roman polyphonique, entrecroisant des vies qui se cherchent et se perdent dans les méandres du monde contemporain, des existences meurtries d'avoir été transplantées dans un univers à la fois étrange et étranger.

Alors que la visite officielle du président égyptien à Chicago est annoncée, le système policier de l'ambassade se met en branle pour protéger et rassurer une Amérique traumatisée par les attentats du 11 Septembre. Cette dimension politique confère au passionnant Chicago l'ampleur d'un roman choral propre à exprimer le monde dans la douceur de ses rêves comme dans la violence de ses contradictions.

 

Traduit de l'arabe par Gilles Gauthier

9782742780525

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J'aurais voulu être égyptien
Alaa el Aswany, Actes sud, 2009

19.50

«Si je n'étais pas né égyptien, j'aurais voulu être égyptien», la célèbre citation de Mustapha Kamel donne le ton de ce recueil: voici l'Égypte placée sous le feu d'un écrivain amoureux de son pays et qui, par le détour de la fiction, fait apparaître les turpitudes et les contradictions d'une société à la dérive.

Interdit de publication par l'Office du livre, pour cause d'insulte à l'Égypte, le premier de ces récits, Celui qui s'est approché et qui a vu, donne précisément à voir un monde où règnent les faux-semblants et l'hypocrisie. Par une cinglante et implacable ironie, pour décrire des êtres prisonniers de l'obscurantisme et de l'arbitraire, l'auteur fait exister sous nos yeux des personnages singuliers qui évoquent l'univers d'un Dostoïevski à l'ombre des pyramides.

Tendres et cruels, ces récits foisonnent de figures magnifiques qui nous font pénétrer un monde où l'imaginaire laisse une empreinte vive dans ce que nous croyons être le réel.

Traduit de l'arabe par Gilles Gauthier

9782742780815

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L'Immeuble Yacoubian
Alaa el Aswany, Actes sud, 2007

8.50

Construit en plein cœur du Caire dans les années 1930, vestige d'une splendeur révolue, L'Immeuble Yacoubian constitue un creuset socioculturel très représentatif de l'Égypte du XXIe siècle naissant. Dans son escalier se croisent ou s'ignorent Taha, le fils du concierge, qui rêve de devenir policier; Hatem, le journaliste homosexuel; le vieil aristocrate Zaki, perdu dans ses souvenirs; Azzam, l'affairiste louche aussi bigot que lubrique; la belle et pauvre Boussaïna, qui voudrait travailler sans avoir à subir la convoitise d'un patron...

Témoin d'une époque, Alaa El Aswany pose, sans juger, un regard tendre sur des personnages qui se débattent tous, riches et pauvres, bons et méchants, dans le même piège, celui d'une société dominée par la corruption politique, la montée de l'islamisme, les inégalités sociales, l'absence de liberté sexuelle, la nostalgie du passé.

Mais ce roman n'aurait pas conquis un tel nombre de lecteurs dans le monde entier s'il se contentait d'évoquer l'Égypte au tournant du millénaire: en digne héritier d'un Dostoïevski comme d'un Zola ou d'un Mahfouz, c'est bien de l'homme que nous parle Alaa El Aswany, de ses vices et de ses faiblesses, de ses rêves et de ses échecs, et le miroir qu'il tend, pour indulgent qu'il soit, n'en est que plus effrayant.

Traduit de l'arabe par Gilles Gauthier

9782742769346

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May Telmissany (née en 1965)

Née au Caire en 1965, May Telmissany se partage entre l'écriture et l'enseignement du cinéma à l'université de Montréal (Canada). Elle a écrit, outre deux volumes de nouvelles, des critiques cinématographiques parues dans de nombreuses publications arabes, françaises et canadiennes. Son premier roman, Doniazade (Sindbad - Actes Sud, 2000) a reçu le prix Arte-Mare, décerné par la ville de Bastia, en 2001, et le prix de l'État égyptien pour le roman autobiographique, en 2002.

 

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Héliopolis
Telmissany, May, Sindbad, 2003

Collection : Bibliothèque arabe
19.00

Héliopolis, la ville du culte pharaonique du Soleil, transparaît en filigrane dans la banlieue cairote du même nom, conçue par le baron Empain, l'industriel belge.

A travers le destin de quatre femmes de la classe moyenne, May Telmissany reconstruit sa ville natale, porteuse des traces des cultures multiples qui s'y sont rencontrées. Elle dessine la carte des espaces féminins que fréquentaient, outre Micky, la toute jeune et capricieuse narratrice, sa mère, sa grand-mère et ses deux tantes. Leurs lits, leurs balcons, leurs salles à manger, leurs cuisines, leurs photos de famille, leurs garde-robes, leurs objets intimes apparaissent comme d'indispensables repères dans cette Egypte des années soixante-dix, bouleversée par la mort d'un leader charismatique et désorientée par les choix de son successeur.

Avec ce texte qui parodie délibérément diverses formes de l'écriture arabe, May Telmissany s'affirme au cœur d'une nouvelle génération d'écrivains égyptiens qui cherche à sortir des sentiers battus de la littérature engagée.

Traduit de l'arabe par (Egypte) Mona Latif-Ghattas

9782742741311
Doniazade
May Telmissany, Éditions Sindbad, 2000

12.04

Après la disparition de sa fille, une jeune femme reprend peu à peu pied dans la vie grâce au récit qu'elle fait de son deuil.

 

Traduit de l'arabe par Mona Latif-Ghattas

9782742726134

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Hamdi Abou Golayyel (né en 1968)

Né en 1968 dans une famille de bédouins sédentarisés, ouvrier autodidacte, Hamdi Abou Golayyel s'impose comme écrivain dès la parution, en 1997, de son premier recueil de nouvelles, Colonies de fourmis, qui a été couronné dans son pays par de prestigieuses distinctions.

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Petits Voleurs à la retraite
Hamdi Abou Golayyel, Éditions de l'Aube, 2005

17.20
Epuisé

«Imaginez -par exemple- que vous vivez la vie d'un personnage de roman, et assurez-vous que ce personnage sait finement jouer de votre aptitude à la fourberie et au mensonge, comme il excelle à serrer la main de gens que vous haïssez cordialement. Vous pénétrerez alors le champ d'une expérience rare dont vous pourrez à raison vous enorgueillir.»

L'écrivain crée d'abord un immeuble «autarcique», le 36, Cité Nasser, dans la banlieue du Caire. Il y fait régner son personnage principal, Abou Gamal, un ouvrier en retraite, vaguement proxénète, mari d'une redoutable matrone et père de quatre fils ingérables. S'aiment et se détestent à chaque croisement dans la cage d'escalier Gamal, trafiquant de haschich, coureur de jupons et escroc à ses heures, Seif le cadet homosexuel -honte de la famille-, Amer le fier-à-bras, fumeur de hasch et kleptomane, sa femme Zenouba la lascive, Ostaz Ramadan le professeur d'arabe, le cheikh Hassan, ou encore Adel le Copte.

Tels que dans La Vie, mode d'emploi de Georges Pérec, les méandres et les petits arrangements avec la vie de cette population se déroulent sous les yeux effarés, perçants et fourbes du narrateur, qui ne sera pas en reste...

Un roman coloré où se mêlent odeurs, cris et passion, construit sur un rythme époustouflant!

 

Traduit de l'arabe par Stéphanie Dujols

Epuisé

9782752600912

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