19 manières de regarder Wang Wei

19 manières de regarder Wang Wei

Eliot Weinberger

Editeur : Ypsilon

Collection : Fragile

Date de parution : 06/03/2020

EAN : 9782356540966

Langue d'origine : Anglais (Etats-Unis)

Traducteur : Thiollier, Lise

16,00 €

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Résumé

Dans ce livre d'un genre inconnu, l'auteur nous invite à une réflexion sur la poésie par une méditation sur la traduction, à partir d'un poème de quatre vers vieux de 1200 ans, en nous introduisant au chinois classique via l'anglais, le français et l'espagnol. Eliot Weinberger présente 19 traductions différentes du même poème chinois : "L'enclos aux cerfs", écrit au VIIème siècle par Wang Wei, le grand poète et calligraphe bouddhiste de l'époque de la dynastie Tang.
Eliot Weinberger effectue une lecture minutieuse de chacune des traductions de ce poème et pose la question essentielle suivante : "Que se passe-t-il lorsqu'un poème, autrefois chinois et qui est toujours chinois, devient un poème anglais, espagnol, français ? " Quelle est la différence entre une traduction réalisée en 1919 et une autre en 1979 ? Dans un style de prose poétique documentaire, propre à l'auteur, Weinberger cherche à établir une historicité des traductions, dans le but de montrer qu'il en existe une infinité possible et non une seule ; et qu'un poème de quatre lignes, peut contenir des variations infinies de sens.
"La grande poésie vit dans un état de perpétuelle transformation, de perpétuelle traduction : le poème meurt quand il n'a plus d'endroit où aller". L'exemple d'Octavio Paz, dont la traduction de ce poème a été source de spéculations et introspections, aussi bien que l'expérience d'Ezra Pound, qui reconnut dans "la matière vivante [et] la force du poème chinois - ce qu'il appela une "nouveauté qui reste une nouveauté" à travers les siècles", servent à Weinberger pour faire oeuvre de démystification.
Avec finesse et humour, érudition et ironie, il soulève un grand nombre de questions au sujet des difficultés (plus ou moins présumées) de la traduction de la poésie, en démasquant les tics et les lapsus des traducteurs, et surtout en montrant l'unicité et nouveauté perpétuellement changeante de tout poème.

Le point de vue de Adrien

Le voyage d'un poème

Grâce à un poème de Wang Wei, un peintre et poète chinois ayant vécu sous la dynastie Tang, Eliot Weinberger offre une réflexion stimulante et belle sur la poésie et la traduction. Partant du texte chinois, en idéogrammes, puis de sa transcription phonétique et de sa traduction littérale, mot à mot, Eliot Weinberger nous montre de manière concise et éclairante les propriétés générales de la langue chinoise et ainsi toutes les difficultés que peut soulever sa traduction dans nos langues occidentales. Ensuite, par la présentation, mais aussi par l’examen et la discussion de nombreuses traductions qui sont autant d’interprétations et de lectures du poème de Wang Wei, Eliot Weinberger déploie et démontre presque cette définition de la poésie proposée en ouverture de son ouvrage inclassable : « La poésie est ce qui mérite d’être traduit. » Il montre ainsi ce que devient en anglais, en français, en espagnol et en allemand, ce quatrain de vingt idéogrammes et plus que millénaire qui parle de montagne vide et d’un rayon de soleil couchant sur un coin de mousse. Il montre que la poésie est perpétuelle métamorphose, incessant transport.

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