Henri Fantin-Latour

Henri Fantin-Latour

Leila Jarbouai

Editeur : Gallimard

Collection : Hors Série Découvertes Gallimard

Date de parution : 22/09/2016

EAN : 9782072687433

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Résumé

Henri Fantin-Latour (1836-1904), artiste surtout connu pour ses natures mortes et ses portraits de groupe, a créé également de nombreuses peintures dites d'« imagination ».Très attaché dès sa jeunesse à la restitution fidèle de la réalité, Fantin-Latour explora également, avec délectation, une veine plus poétique qui le rapproche des symbolistes.
Adoptant un parcours chronologique, le Hors série s'ouvre sur les oeuvres de jeunesse, dont les autoportraits qu'il réalise dans les années 1850-1860.
Confiné dans l'atelier, Fantin-Latour trouve alors ses sources d'inspiration au coeur de sa sphère privée. Modèles captives, ses deux soeurs sont mises en scène en liseuses ou en brodeuses, tandis que les natures mortes du peintre savamment composées des années 1860 révèlent, déjà, ses exceptionnelles qualités d'observation.
La décennie 1864-1874 est une période charnière dans le travail de Fantin- Latour. Le jeune artiste travaille alors intensément, innovant avec ostentation dans le portrait et la nature morte, qui sont ses deux domaines de prédilection.
Avec l'Hommage à Delacroix, premier de ses grands portraits de groupe, il s'inscrit dans une certaine modernité, aux côtés de Delacroix ou de Manet.
Depuis Le Toast (1864-1865) jusqu'au Coin de table (1872), il multiplie des oeuvres ayant valeur de manifestes.
La troisième partie de l'oeuvre offre les séries de natures mortes et de portraits que l'artiste réalise entre 1873 et 1890. À l'exception des portraits de commande, qui progressivement vont se raréfier, il qualifie alors ces toiles d'« études d'après nature ». Les somptueuses peintures de fleurs qu'il brosse alors par dizaines témoignent d'un talent rare dans la composition des bouquets autant que d'une exceptionnelle virtuosité dans le rendu des matières.
Ses portraits, posés ou plus naturels, plus intimistes, illustrent son sens aigu de l'observation.
L'artiste va pourtant finir par se lasser des portraits et des natures mortes.
Les oeuvres dites d'« imagination » prennent au fil des années une part croissante de son temps. Inspirées de sujets mythologiques ou odes à la beauté du corps féminin, elles surprennent chez cet artiste.