Le bambou au Viêt Nam ; une civilisation du végétal

Le bambou au Viêt Nam ; une civilisation du végétal

Dinh Trong Hieu & Emmanuel Poisson

Editeur : Hemispheres

Date de parution : 16/06/2020

EAN : 9782377010646 Nombre de pages : 384 pages

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Résumé

Le Bambou pour le bricolage, Le Bambou en architecture, Le Bambou dans l'art... : les rayons des bibliothèques ne manquent pas de livres, manuels et autres plaquettes sur le bambou.
L'ambition de cet ouvrage est tout autre.

Fruit d'une étroite collaboration entre un historien et un ethnobotaniste, il croise deux types de sources : historiques d'une part, écrites (en démotique vietnamien, chinois classique et vietnamien moderne) et iconographiques ; ethnologiques d'autre part, sous forme de documents de terrain : photos, croquis, notes. Au résultat, tout à la fois une synthèse et une mine de données exceptionnelles car rarement citées. On y apprendra par exemple que « Dans ces contrées de l'ancien Vi?t Nam (le Jiaozhi et le Jiuren), on taille le bambou pour en faire des couteaux avec lesquels on peut trancher du cuir d'éléphant aussi facilement que des taros » (Ji Han, voyageur chinois du début du IVe siècle) ; qu'au XIXe siècle, le courrier impérial est acheminé à dos de cheval, protégé par des tubes de bambou ; que de nombreux règlements très précis sont édictés pour la protection des digues et utilisant le bambou, etc.
Au fil de l'ouvrage, une illustration abondante concrétise faits, gestes et savoirs : pas moins de 160 fiches techniques illustrées par des gravures sur bois ou constituées de planches lithographiques, tirées d'ouvrages originaux (Techniques du peuple annamite, Monographie dessinée de l'Indochine) couvrent la plupart des utilisations du bambou au Viêt Nam, dans le quotidien et dans les fêtes, dans un but de subsistance ou non. Sans oublier l'usage du bambou dans la médecine populaire, avec la fumigation ou la pose de ventouses.
Les usages du bambou y sont classés selon les interventions technologiques, ce qui permet d'inclure la plupart de ses emplois, n'excluant ni les acquis du passé (rituels et guerre, entre autres), ni les activités musicales variées des ethnies qui peuplent le Viêt Nam, ni les nombreux services que rend toujours le bambou dans la vie contemporaine. Ainsi, la « civilisation du végétal », mise en évidence jadis par le géographe Pierre Gourou, n'y apparaît pas en contradiction avec la modernité.