Propos sur la racine des légumes

Propos sur la racine des légumes

Hong Zicheng

Editeur : Zulma

Collection : Zulma Poche

Date de parution : 08/04/2021

EAN : 9791038700321

Langue d'origine : Chinois

Traducteur : Valette-Hemery, Martine

10,95 €

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Résumé

D'une beauté et d'une fraîcheur absolue, cet éloge de la simplicité est une invitation à renouer avec la racine des êtres et des choses. En explorant les élans du coeur et de la raison, la nature et la société humaine, Hong Zicheng nous en révèle la face cachée avec une éblouissante concision. On médite, on sourit, on s'y retrouve et on y revient, tant la justesse, la saveur, le charme et le piquant de ses images incitent à cultiver l'art d'être soi et d'être au monde.
Écrits à la fin de la dynastie Ming, les Propos de Hong Zicheng portent un idéal de liberté et d'harmonie à un très haut degré de raffinement.

Le point de vue de Adrien

Le jardin de l’âme

Contemporain de deux des quatre romans extraordinaires de la fin du XVIIe siècle, sous la florissante dynastie Ming, ce recueil attribué à Hong Zicheng témoigne comme eux d’un certain syncrétisme philosophique et spirituel intégrant harmonieusement taoïsme, bouddhisme et confucianisme chez les lettrés de l’époque. Mais là où la Pérégrination vers l’ouest et le Jin Ping Mei frappent par leur abondance, leur foisonnement et leur étendue, c’est ici l’aphorisme et l’art de la formule qui président. La mise en regard de ces deux formes d’écrits permet d’aillewurs de retrouver peut-être l’un des traits marquants de l’esprit et de l’esthétique de Chine, à savoir un jeu des polarités et des complémentarités, que l’éminent ne va pas sans le moindre, le petit sans le grand, le yang sans le yin… Ainsi la concision ici ne va pas sans appel à un certain développement, à un certain accroissement. Et comme la graine réclame la tige, la fleur, la feuille et le fruit ou le légume à venir, ces brèves phrases, telles des semences, invitent à faire croître, en soi et dans le monde, les promesses du jardin de l’âme. En prime, elles prodiguent une suprême leçon de l’art horticole : qu’il ne saurait y avoir de beau jardin sans mauvaises herbes. Lisez plutôt : « On ne peut pas s’isoler dans une parfaite pureté. Il faut admettre la honte, la corruption, la calomnie. On ne peut être trop exigeant avec les autres. Il faut tolérer le mal comme le bien, la bêtise comme la sagesse. » Ou encore : « Si l’on sait capter le charme que les choses recèlent, on peut faire entrer dans son cœur les brumes et les lumières des plus beaux paysages. Si l’on sait déceler la réalité à l’œuvre sous ses yeux, on peut tenir entre ses mains les faits héroïques de milliers d’années. »

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