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Le noël du commissaire ricciardi

Kim

Chaleureuse mélancolie J'aime les livres de Maurizio de Giovanni parce qu'ils sont comme une gourmandise. J'aime retrouver le personnage du commissaire Ricciardi, comme un ami de confiance qui ne nous surprend plus mais dont on apprécie justement la constance. C'est le genre de roman que je garde pour le mois de décembre, quand je suis fatiguée et qu'en rentrant le soir je veux retrouver une valeur sûre. Le commissaire Ricciardi est incroyablement touchant, il porte en lui une mélancolie qui semble le lier aux morts, et les morts, dit-il, il y en a partout, tout le temps, même à Noël. La mélancolie de l'enquêteur est rehaussée par les caractères plus joviaux des personnages qui l'entourent et par l'atmosphère vivante et entraînante de Naples. L'écriture est délicate et subtile, bref, De Giovanni excelle dans le roman à intrigue.

21,00 €

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Un grand fleuve

Françoise

Un grand fleuve C'est d'abord un bel objet , dans cette raffinée et trop discrète collection «  livrets d'art » : belle typo, belle mise en page , photos noir et blanc très intéressantes … Et puis un texte remarquable , un poème en prose, en quelque sorte, en hommage au grand fleuve : le Yang Se Kiang . Dans une prose puissante, née de la descente que Segalen a effectuée entre 1909 et 1910 , lors d'une grande et longue expédition avec un ami , il nous raconte la beauté de la nature,la force des éléments, et le récit de la vie du fleuve. Il y est question d'eau bien sûr, mais comme élément fondamental , comme la terre l'air ou le feu . Il y est question de force et de mouvements, et de chemin vers soi même. J'en profite pour signaler la parution, dans le même temps , de « Mes pas vont ailleurs » de Jean Luc Coatalem (éditions Stock) , qui est une adresse à Ségalen : « Qui êtes vous, Victor Segalen ? Et pourquoi, depuis si longtemps, me hantez-vous ? » Ce livre vient d'obtenir le Prix Femina de l'essai 2017.

9,00 €

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Look homeward, angel ; une histoire de la vie ensevelie

Thomas

Le garçon perdu* Ici, il ne sert a rien d' expliquer, seulement répéter que « Look homeward, angel », traduit par Pierre Singer ( et il faudrait insister, plus tard peut-être, sur cette traduction), est un très bon livre qui trouve sa place dans ce grand ensemble de livres de souvenirs d'enfance dont la littérature abondent. Mais se contenter de cela ne serait sans doute pas suffisant a attirer votre attention. Ainsi, il faudrait souligner aussi, que ce livre si singulier, écrit l'enfance dans un défile d'images, ou pour emprunter à Kerouac (dont on lit, ici et la, qu'il a été influencé par la lecture de Wolfe), dans un défilé de visions dynamiques qui prolonge ce récit autobiographique dans un immense espace de fiction, voyage ou échappée, que seuls les grands auteurs américains connaissent . Alors, du dedans au dehors, ce livre construit des lignes pour situer l'enfant comme une sorte de revenant qui n'aurait pas d'autre lieu à habiter que le monde du roman. Je devrais peut être en rester là, mais pour tenter d'enfoncer le clou, il y a ce mot d'Albert-J Guerard dans « Écrit aux U.S.A, Anthologie des Prosateurs Américains du XX siècle » : « Son héros était capable de franchir des villes d'une enjambée, d'entendre dans la moindre impulsion amoureuse les destinations du destin, de ressentir le moindre élancement comme un coup, de considérer le moindre bâillement comme un signe de dérision, d'entendre dans la musique de son propre cœur la musique d'une multitude de cœurs, de lire cent livres et de devenir la substance de mille, de manger comme un régiment, de tonitruer contre l'univers et de l'entendre pleurnicher peureusement. » Ces émotions, en bloc, c'est dans son écriture, assez fulgurante dans sa mélancolie, que Thomas Wolfe vous les fera vivre. *Le titre de ce petit mot prend le titre d'un roman inédit de Thomas Wolfe a paraître prochainement aux très belles Editions du Chemin de fer. C'est un très bon livre, composé différemment, plus court, et qui pourrait être une porte d’entrée accueillante pour decouvrir Thomas Wolfe.

22,00 €

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Norilsk

Anna-Livia

Inattendu Norilsk, longitude 88.1892938, latitude 69.35579, ville de Russie entièrement fermée, ancien goulag, aujourd'hui cité minière aux mains des oligarques, accessible seulement sous autorisation du FSB (service fédral de sécurité). Qui d'autres que Caryl Férey pouvait avoir envie d'y aller ? Accompagné de la Bête, sorte de pirate borgne, photographe à ses heures, constamment assoiffé, et fumeur d'herbes si fortes qu'une demi taffe suffit à vous envoyer vers d'autres mondes et pour longtemps, ils embarquent pour un voyage de découvertes hors du commun. Dans cette ville aux paysages écorchés, aux couleurs noires de pollutions et où il ne fait vraiment pas bon vivre, l'auteur se prend une claque, se démet de ses préjugés, et découvre une ville dont les habitants sont mineurs mais avant tout photographes, graphistes, poètes ou écrivains, et vivent leur passions à fond en la partageant entre eux, « une ville qui mérite mieux que ça ».

19,50 €

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Maintenant, il faut se quitter...

Suzanne

Cette ombre qui s'attache à nos pas Des séparations, par la mort ou par la vie, il y en a. Catherine Chabert recueille une parole de patients « séparés », déchirés, située entre deuil et mélancolie. Elle y discerne une accroche « acharné(e) aux figures des origines ». Si le sens émerge de la répétition de faits et gestes, de rêves et de pensées, la psychanalyste y voit moins la fermeture obsessionnelle d'un esprit blessé qu'une expérience inaccomplie encore, qui demande à être vérifiée. L'auteur observe dans les histoires de Camille, Jonas, Simon, Jérémie, Mira, cette trouée qui blesse le sujet et parallèlement ce désir fou d'un enveloppement. Mais à se méfier de l'amour maniaque qui se colle à l'ombre de l'objet aimé, bientôt persécutant, on manquerait cette demande insistance d'une présence. Par son attention, la figure du psychanalyste fait émerger doucement un corps et un esprit plus entiers, première étape pour reconstruire sa continuité.

14,00 €

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Tous les hommes du roi

Thomas

Hyper nuit Le livre de Robert Penn Warren (1905-1989), « All The King's Men » est paru en 1946, publié chez Stock en 1949, repris aux Éditions Phébus (1999) 1999 et Belles Lettres (2005) et enfin chez Monsieur Toussaint Louverture en 2017, toutes dans la traduction de Pierre Singer, dont on a déjà parlé dans une notice sur Thomas Wolfe. Ce roman devait valoir à l'auteur le prix Pulitzer ainsi qu'une reconnaissance qui, jusqu'à aujourd'hui, n'a cessé de croître. Difficile de résumer ce livre ; disons, pour faire court, qu'il s'agit d'un récit historique et politique d'un homme, Willie Starck, qui se pense animé par une mission qui le dépasse ; rajoutons que ce récit est raconté après les faits par Jack Burden (à mon sens le vrai héros du livre), ce qui permet à l'histoire de conjuguer plusieurs temps et au texte de trouver toute son épaisseur. Dans sa préface, Jean Paul Sicre, l’éditeur et le fondateur des Éditions Phebus, écrit que « Robert Penn Warren est un partisan déclaré de l'intranquilité (…) veilleur de nuit, assurément, qui nous rappelle, entre autres amabilités, que la vie ne saurait être dignement vécue qu'autant qu'elle accepte de prendre a son compte les mauvais souvenirs en même temps que les bons, qu'autant qu'elle refuse l'oubli. ». Robert Penn Warren, « Tous les hommes du roi », Éditions Monsieur Toussaint Louverture,

13,50 €

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